Plus d’un enfant sur deux sont obligés de travailler en Centrafrique

Publié le 12 juin 2020 , 12:16
Mis à jour le: 12 juin 2020 7:17

Plus d’un enfant sur deux sont obligés de travailler en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – A l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, le point sur la RCA où de nombreux mineurs sont obligés de travailler à cause de la pauvreté.

Selon l’Onu, dans le monde, 151 millions de filles et de garçons âgés de cinq à dix-sept ans travaillent. 70 % d’entre eux travaillent dans l’agriculture, notamment dans l’élevage, la sylviculture, la pêche et l’aquaculture./////////////.

En République centrafricaine, 57% des enfants sont obligés de travailler, selon les dernières statistiques de l’Unicef. La pauvreté reste la principale cause de ce fort taux de travail chez les mineurs./////////////.

Vendeur d’eau glacée à 13 ans/////////////.

A 20h, Ousmane, jeune vendeur ambulant est encore au bord de la route cherchant à vider le stock de l’eau glacée remis par sa mère. “Je vends de l’eau fraîche, j’ai 13 ans”, confie-t-il. /////////////.

Les revenus du travail d’Ousmane permettent d’alimenter la maison. Tout comme cet enfant, des milliers d’enfants centrafricains sont confrontés à cette rude épreuve nuit et jour./////////////.

Selon Elvis Namkoïsse, Chargé de programmes à l’ONG Femme, Homme, Action+, les enfants voient leurs droits foulés au pied en Centrafrique./////////////.

“Les enfants sont devenus une main d’œuvre pour les parents. Ce sont les enfants qui vont au marché vendre pour ramener quelques revenus à la maison. Les enfants sont devenus une main d’œuvre dans les chantiers miniers. Ils ont abandonné les salles de classe au profit de l’or et du diamant qu’ils ramènent aux parents. Ajouter à cela les enfants qui sont enrôlés dans des groupes armés et qui sont exploités sur différents rôles, surtout les filles qui sont devenues des objets sexuels alors que leur âge ne le permet pas.”/////////////.

Les enfants ont le droit de s’épanouir/////////////.

Manque de structures adaptées/////////////.

Face à cela, les autorités ont pris des mesures pour garantir une meilleure protection aux enfants, mais sans grand succès./////////////.

“Toute une batterie de textes. Plus récemment encore, il y a eu un document beaucoup plus important, je veux parler du code de protection de l’enfant qui a pris des dispositions pour protéger l’enfant dans toutes les circonstances, c’est-à-dire en éducation, en situation de contact avec la justice, en situation par exemple d’enrôlement et les enfants qui vivent dans la rue.”, explique Eloi Sylvestre Betindji, directeur de l’insertion et de la réinsertion sociale au ministère de la Promotion de la famille./////////////.

Il ajoute cependant que “ce qui est un peu malheureux est que nous n’avons pas d’assez de structures spécifiques pour l’encadrement ou le recadrage afin de favoriser la réinsertion des enfants qui sont en situation difficile”./////////////.

De manière générale, la situation des enfants en RCA reste très critique du fait de la persistance des violences armées./////////////.

Un tiers des enfants sont en situation de déscolarisation. Plus de la moitié des enfants sont contraints de travailler pour subvenir aux besoins vitaux de leurs familles.

Avec DW français

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