Mali :  Cinq militaires tués dans l’explosion d’une mine artisanale.

Publié le 6 janvier 2020 , 10:10
Mis à jour le: 6 janvier 2020 10:10
Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka - le 19 avril 2017
Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017

 

Bamako (Mali) – Cinq soldats du Mali en mission ont été tués, ce lundi, dans l’explosion d’une mine artisanale dans le centre du pays, a indiqué le ministre chargé de la Communication et porte-parole du gouvernement.

“Une mission FAMa (Forces armées maliennes) est tombée dans une embuscade à l’EEI (engin explosif improvisé) ce matin […] Bilan provisoire : 5 soldats morts et 4 véhicules détruits”, a déclaré sur Twitter le ministre, Yaya Sangare.

 

“Les renforts sont déjà sur place pour le ratissage afin de neutraliser les ennemis”, a-t-il ajouté. Les faits se sont produits à Alatona, localité située entre Ségou et la frontière mauritanienne, selon le ministre.

“Tôt ce matin, un véhicule de ravitaillement qui partait à Diabaly avec du carburant a sauté sur une mine”, lors d’une attaque “accompagnée de feux nourris”, a confirmé à l’AFP un sous-officier faisant partie des renforts dépêchés sur place.

Attaques de plus en plus meurtrières

“Il y a eu des morts de notre côté et du côté des assaillants”, qui se déplaçaient “à moto et avec des véhicules”, a ajouté ce sous-officier s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. “Mais le renfort est venu à temps et nous avons récupéré nos corps et des blessés”, a expliqué le militaire, en disant “ne pas connaître le nombre exact” de victimes.

Tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina Faso – est désormais la cible des attaques de plus en plus meurtrières de plusieurs groupes islamistes, en dépit du renforcement des armées locales, de la présence de 4 500 militaires français de la force antidjihadiste Barkhane et d’une force des Nations unies au Mali.

Les insurgés islamistes ont tué plus de 140 soldats maliens entre septembre et décembre, au cours d’une insurrection qui s’étend depuis 2013.

La pose de mines artisanales (IED, selon l’acronyme anglais couramment utilisé), faciles à fabriquer et efficaces contre les véhicules, est devenue un mode d’action privilégié pour les jihadistes au Mali.

Les civils ne sont pas épargnés par ces dispositifs souvent placés sur les axes de communication. Un rapport de l’ONU a fait état en octobre de 110 civils tués par des IED au Mali au cours du premier semestre 2019.

 

Avec  AFP

 

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