L’Ouganda et le Rwanda signent un accord pour mettre fin aux tensions

Publié le 21 août 2019 , 4:53
Mis à jour le: 21 août 2019 4:53
Les présidents rwandais Paul Kagame - ougandais Yoweri Museveni - Joao Lourenço de l'Angola et Felix Tshisekedi de la RDC
Les présidents rwandais Paul Kagame – ougandais Yoweri Museveni – Joao Lourenço de l’Angola et Felix Tshisekedi de la RDC

 

 

Les présidents du Rwanda et de l’Ouganda ont signé mercredi en Angola un accord destiné à mettre fin aux tensions opposant les deux voisins, a constaté un correspondant de l’AFP.

Les relations entre les présidents rwandais Paul Kagame et ougandais Yoweri Museveni se sont détériorées au cours des derniers mois au point d’amener ces anciens alliés à s’accuser mutuellement d’espionnage, assassinat politique et ingérence dans les affaires intérieures de l’autre pays.

Le protocole d’accord qu’ils ont conclu a été signé à Luanda en présence des présidents de l’Angola, Joao Lourenço, de la République démocratique du Congo, Felix Tshisekedi, et du Congo, Denis Sassou Nguesso.

Après la cérémonie, le président Kagame a dit ne s’attendre à aucun problème dans sa coopération “plus précise avec le président Museveni pour traiter ce que nous nous sommes engagés à traiter”.

Les tensions entre le Rwanda et l’Ouganda ont provoqué la fermeture de la frontière entre les deux pays en février.

A cette date, le Rwanda a brusquement interdit à ses ressortissants de traverser la frontière commune, un point de passage essentiel au commerce de la région, frontière également fermée aux Ougandais souhaitant exporter au Rwanda.

En mars, le Rwanda avait publiquement accusé l’Ouganda d’avoir enlevé des Rwandais et de soutenir des rebelles voulant renverser son gouvernement.

  1. Museveni a admis avoir rencontré, mais assure ne pas soutenir, les rebelles anti-Kagame. Ses services ont accusé des Rwandais d’Ouganda d’espionnage et certains d’entre eux ont été arrêtés ou expulsés.

 

En mai, la police ougandaise avait aussi accusé des soldats rwandais d’avoir pénétré sur son territoire et d’y avoir tué deux hommes, ce que Kigali avait démenti.

Faute de solution, les tensions entre les deux hommes forts risquaient d’entraîner leurs voisins dans leur conflit et de menacer l’intégration des économies de la région et sa stabilité.

Le dirigeant angolais, le président Lourenço, a salué l’accord de mercredi qui, a-t-il dit, illustre “leur volonté de surmonter le conflit”.

 

©VOA