L’ONU réitère son appel à la Tunisie pour libérer immédiatement son employé

Publié le 15 mai 2019 , 5:30
Mis à jour le: 15 mai 2019 5:30
Le sécrétaire général de l’ONU

 

 

 

L’organisation des Nations unies a réitéré son appel à la Tunisie pour la libération immédiate de son employé Moncef Kortas, détenu depuis le 29 mars dernier.

Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, Stéphane Dujarric, a déclaré, mercredi lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’organisation à New York “Nous appelons les autorités tunisiennes à libérer immédiatement Moncef Kortas et à abandonner les charges retenues contre lui”.

Il a souligné que “l’ONU a informé officiellement le gouvernement tunisien que l’immunité de son employé Moncef Kortas est toujours effective”.

Anadolu n’a pas obtenu de réponse auprès des autorités tunisiennes concernant les déclarations de Dujarric.

Cependant, le 29 mars dernier, le ministère tunisien de l’Intérieur avait annoncé l’arrestation de Kortas, dans le cadre du démantèlement d’un réseau d’espionnage qualifié de “dangereux”.

Des médias locaux avaient alors rapporté que les agents de sécurité ont arrêté le responsable onusien à l’aéroport international de Tunis-Carthage, en provenance de la capitale italienne, Rome.

Le porte-parole du Pôle judiciaire de lutte antiterroriste, Sofiene Selliti, a déclaré que l’expert onusien Kortas ne bénéficie pas de l’immunité de l’ONU, contrairement à ce qui a été indiqué, étant donné que “les actes qui lui sont imputés étaient dus à ses propres intérêts et non à ceux des Nations Unies”.

Selon Selliti, l’arrivée de Kortas en Tunisie ne s’inscrivait pas dans le cadre d’une mission onusienne, et qu’il a utilisé son passeport tunisien et n’était pas en possession du passeport de l’ONU. “Il est également chargé d’une mission en Libye et non pas en Tunisie, ce qui lui ôte l’immunité attribuée en vertu de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies”, ajoute Selliti.

Kortas est un expert auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU, et chercheur à l’Institut des hautes études internationales et du développement à Genève, et coordinateur des projets de programmes d’études sur les armes en Libye et en Afrique du Nord.

 

Avec Anadolu