le président Tshisekedi exige une évaluation du contrat sino-congolais

Publié le 13 septembre 2021 , 12:57
Mis à jour le: 13 septembre 2021 7:57

RDC: le président Tshisekedi exige une évaluation du contrat sino-congolais

Bangui ( République centrafricaine ) – La RDC « accuse un important déficit en termes d’infrastructures. Cette réalité constitue une entrave à son développement », a-t-il ajouté, en lisant un compte rendu du conseil des ministres tenu vendredi.

RDC : La Chine perd du terrain, Washington veut en tirer parti« C’est dans cet esprit qu’en 2008, dans le souci de capitaliser toutes les sources disponibles de financement des infrastructures », le pays avait signé le contrat sino-congolais, a affirmé le porte-parole du gouvernement congolais.L’ex-président Joseph Kabila Kabange (2001-2019) avait négocié en 2008 un contrat sous forme de troc – cobalt et cuivre contre la construction d’infrastructures – avec un consortium chinois pour un montant de 9 milliards de dollars, renégocié à 6 milliards sous pression du Fond monétaire international (FMI). A ce jour, près de 2,74 milliards ont été décaissés par la partie chinoise, pour l’essentiel sous forme d’investissements.« L’exécution des grands projets d’infrastructures inscrits dans le cadre de ce contrat avait été interrompue pour des raisons techniques liées notamment à l’insuffisance d’énergie électrique pour la production minière », a indiqué M. Muyaya. « Ce problème étant réglé par le lancement imminent de la centrale de Busanga, la mise en oeuvre de ces projets devrait être relancée sans tarder ».Mi-mai, lors d’une visite dans la ville minière de Kolwezi (sud-est), M. Tshisekedi avait annoncé son intention de renégocier les contrats miniers, notamment ceux conclus avec la Chine par M. Kabila.Cette révision était promise au nom des Congolais qui « croupissent toujours dans la misère » dans un pays dont le sous-sol regorgent d’immenses richesses minières.Élu en décembre 2018, le président Tshisekedi a rompu en décembre 2020 la coalition qu’il formait avec le camp Kabila, après deux ans et demi de cogestion conflictuelle du pays.

Avec Lalibre.be

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