Le PAN Moussa Laurent Gon-Baba pointe du doigt l’affairisme de certains cadres du ministère des finances

Publié le 3 octobre 2019 , 7:31
Mis à jour le: 3 octobre 2019 7:31

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Moussa Laurent Gone Baba, président de l’Assemblée Nationale, a vivement interpellé le gouvernement à propos de certains cadres du ministère des finances qui s’érigent en fournisseurs et prestataires de services en violations des dispositions du statut général de la fonction publique, lors de son allocution à l’ouverture de la seconde session parlementaire à Bangui.

 

Sans cheveux dans la bouche et du haut de la tribune du parlement Centrafricain, le président de l’Assemblée Nationale Moussa Laurent Gon-Baba, a attiré l’attention du gouvernement sur le comportement de certains hauts cadres du ministère des finances se livrant à des pratiques « prohibées par la loi ».

Le Président de l’Assemblée Nationale a relevé que ces hauts cadres du département des finances, brillent dans le commerce des fournitures de bureaux et autres, au détriment des opérateurs économiques Centrafricains.

« Monsieur le premier ministre, je voudrais attirer l’attention de votre gouvernement sur un certain nombre de pratiques notamment, la violation flagrante des dispositions générales du statut de la fonction publique par certains hauts cadres des finances devenus des fournisseurs et prestataires de services directement ou indirectement au détriment des opérateurs économiques »,  a ainsi dénoncé le numéro 1 de la représentation nationale.

Des élus de la nation interrogés sur la question, saluent le courage du PAN d’avoir pointé directement du doigt ces mauvaises pratiques érigées en règle dans certains départements ministériels souvent au su et au vu des chefs de ces départements.

« Il est connu de tous que beaucoup de hauts cadres de certains ministères se livrent à cette pratique déloyale qui fait perdre à l’Etat non seulement beaucoup de centimes mais aussi sa crédibilité. Cela  ne date pas d’aujourd’hui. Et il n’y a pas que le ministère des finances qui est concerné par ces pratiques qui n’honorent pas notre pays. Les responsabilités doivent être établies et suivies des mesures pour sanctionner tous les contrevenants car, le Premier Ministre dans sa déclaration de politique générale, a inscrit la lutte contre la corruption et l’affairisme gangrénant l’appareil étatique comme l’une des priorités d’actions du gouvernement », souhaitent-ils.

Les acteurs politiques présents pensent pour leur part qu’il est temps « d’appliquer la rupture voulue par le chef de l’Etat au lendemain de son accession à la magistrature suprême de l’Etat le 30 Mars 2016 ». Au-delà de des dénonciations, l’étape suivante est celle de prendre des mesures répréhensibles pour la moralisation de la vie publique.

 

Cédric Wa-Gomba

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