“Le chef de guerre Ali DARRASSA vient de démontrer pour la énième fois qu’il n’est pas pour la paix en Centrafrique”, selon Martin Ziguélé

Publié le 2 août 2020 , 3:51
Mis à jour le: 2 août 2020 4:45
Le Président du mouvement de libération du peuple centrafricain Martin Ziguelé, le 02 août 2020 à Bangui. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
Le Président du mouvement de libération du peuple centrafricain Martin Ziguelé, le 02 août 2020 à Bangui. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Dans une déclaration faite devant les journalistes dimanche, l’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguélé, également Président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC)  revient sur l’accord négocié à huis clos entre le gouvernement centrafricain, les Facilitateurs de l’APPR-RCA et  le chef d’État major de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa. Selon lui, ce dernier n’est pas pour la paix en Centrafrique. En conséquence, sa place devrait être en prison afin qu’il réponde de ses nombreux crimes contre le peuple centrafricain.

 

Écouter Martin Ziguélé :

 

 

PROPOS LIMINAIRES

 

Le chef de guerre Ali DARRASSA vient de démontrer pour la énième fois qu’il n’est pas pour la paix en Centrafrique. En effet après la signature à Bangui le 30 juillet dernier, c’est-à-dire il y a 72 heures à peine, d’un Accord négocié à huis clos entre lui et  le Gouvernement ainsi que les Facilitateurs de l’APPR-RCA, il s’est rétracté sans autre forme de procès ce samedi 1er août 2020, c’est-à-dire qu’il ne reconnaît plus les engagements qu’il vient à peine de prendre. Cela constitue un énième rebondissement dans la tentative de résolution de cette crise imposée à notre pays par les groupes armés en général, et l’UPC du sinistre Ali DARRASSAen particulier.

La position claire et non équivoque du  MLPC est que  Ali DARRASSA soit immédiatement arrêté et traduit en justice afin qu’il réponde de ses nombreux crimes contre notre peuple devant la justice.

Faut-il le rappeler, Ali DARASSA continue d’occuper des régions entières du Centre et du Sud-Est de notre pays et maintient en esclavage les populations de nos villages et de nos villes telles que Bambari, Bria, Mingala, Bakala, Alindao, Kongbo, Mobaye, Zangba, Bangassou, Zémio, Rafaï, Obo et Bambouti.

Faut- également rappeler qu’ALI DARASSA et ses hommes ont attaqué à deux reprises Bambari avec pour objectif d’empêcher le Gouvernement de célébrer la Journée Mondiale de l’Alimentation, laissant de nombreux orphelins et blessés ?

Faut-il enfin rappeler ses attaques coordonnées contre l’Eglise catholique à Bambari, Alindao et Kongbo ayant entrainé l’assassinat d’importants membres du clergé à savoir :

  • L’Abbé Firmin GBAGOUA, Vicaire général de Bambari ;
  • L’Abbé Joseph Désiré ANGBABATA, Curé de Séko ;
  • L’Abbé Blaise Propser MADA, Vicaire général d’Alindao ;
  • L’Abbé Célestin NGOUMBANGO, Curé de Kongbo.

En évoquant que ALI DARASSA soit réinstallé à Bambari déclaré pourtant « Ville sans armes » par le gouvernement et les forces internationales en décembre 2018, quel message envoie-t-on ainsi à la population meurtrie de Bambari, et des zones sous occupation de fait de l’UPC dans le centre et l’est du pays?

Au moment même où notre armée, de concert avec les forces internationales, se bat héroïquement sur le terrain, et au péril de leurs vies, contre les groupes armés, quel message une telle réinstallation apporte-t-elle ?

Pour le MLPC, la résolution de la crise centrafricaine passe nécessairement par l’arrestation sans conditions et sans délai de ALI DARASSA, Mahamat ALKHATIM et SIDIKI ABBAS , ainsi que tous autres les chefs de guerre, et  leur traduction devant la justice.

Je vous remercie.

Martin Ziguélé

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