le calendrier des élections sera respecté

Publié le 3 août 2021 , 6:07
Mis à jour le: 3 août 2021 1:08

Mali : le calendrier des élections sera respecté

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a confirmé que le calendrier publié en avril dernier sera respecté, en dépit du scepticisme de beaucoup d’acteurs politiques et ceux de la société civile.

Devant le Conseil national de transition (CNT), qui fait office de parlement provisoire, Choguel Kokalla Maïga a rassuré l’opinion sur le fait que la passation du pouvoir à un civil aura bien lieu après la présidentielle de février et mars 2022.Un objectif tenable si tous les acteurs concernés s’impliquent, estime le sociologue Mamadou Diouara.”Le Premier ministre (Choguel Kokalla Maïga, ndlr) a tous les services qu’il faut à sa disposition. Ils ont bien examiné le processus. Et il faut aussi dire qu’avant son arrivée, un agenda pour la tenue des élections était déjà là. Les autorités les plus hautes n’ont pas cessé d’affirmer que les élections se tiendront à cette date. Maintenant, on observera comment ça va se faire. L’objectif est tenable. À condition que tous les acteurs s’impliquent.”Par ailleurs, il faut engager très vite les réformes prévues dans la feuille de route présentée lundi (02.08) par le Premier ministre, insiste Salikou Sanogo, premier vice-président de l’Union pour la république et la démocratie (URD) fondée par Soumaïla Cissé, décédé en décembre 2020.”Que vraiment les réformes politiques et institutionnelles soient faites et que l’organe unique soit créé pour que nous ayons une situation propice à l’organisation d’élections générales crédibles, inclusives et correctes. Si la volonté politique y est, on peut aboutir aux résultats escomptés par la feuille de route.”ScepticismePlusieurs facteurs laissent néanmoins une frange de l’opinion sceptique quant à la capacité des autorités de la transition à respecter le calendrier électoral. Il ne reste en effet plus que sept mois pour mettre en musique l’ensemble du processus électoral, les attaques djihadistes se multiplient avec son corolaire d’insécurité endémique, couplée à la crise politique et sociale, sans oublier les difficultés de trésorerie du Mali. Sur ce dernier point, le sociologue Mamadou Diouara se veut rassurant.”Il y a les ressources propres du gouvernement du Mali. Il y a aussi les partenaires du Mali qui sont à ses côtés pour veiller à ce que la stabilité soit effective. Donc, à partir de ce moment, si on veut aller dans cette dynamique, on peut”, affirme, le chercheur.Les premiers tours des élections générales, présidentielles et législatives, auront lieu le 27 février 2022. Les seconds tours de ces deux scrutins, eux, sont prévus les 13 et 20 mars.Contacté par la rédaction de la DW, l’imam Mahmoud Dicko, à l’origine de la contestation qui a fait chuter, en aout 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta, n’a pas souhaité commenté la publication du calendrier électoral.

Avec DW français

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