La tension monte d’un cran à Bambari après l’assassinat d’un rebelle par un FACA.

Publié le 7 août 2019 , 7:16
Mis à jour le: 12 août 2019 9:15
deux soldats FACA en patrouille à Bangassou, au sud-est de la République centrafricaine.
Crédit photo : Corbeaunews

 

 

La ville de Bambari est sous tension depuis mercredi après-midi suite à l’assassinat d’un combattant rebelle de l’UPC par un FACA, a constaté un journaliste du Corbeaunews Centrafrique (CNC).

 

 

À l’origine, selon plusieurs témoins de la scène contactés par CNC, une légère dispute opposant deux combattants de l’UPC concernant le règlement d’une addition  liée à leur consommation d’alcool traditionnel.

Pendant que les deux continuent de se chamailler, le premier sort un couteau et blesse le second à la main.

Alors que dans ce cabaret qu’ils appellent dans leur jargon « CTRO » où  l’on vend du vin local communément appelé « Ngouli », deux soldats FACA, tout discret, se trouvaient également sur place en train de picoler comme les autres quand les deux Seleka se disputaient.

Face à l’agression au couteau de l’autre Seleka par son compagnon, l’un de deux soldats FACA réagit pour tenter de les séparer  quand il reçoit à son tour un coup de couteau de la part de l’agresseur.

Contre toute attente, le second FACA, qui assiste à l’agression de son compagnon d’armes, plonge sur l’agresseur avec son couteau commando et le poignarde au cou.  Il tombe au sol et ne réagit plus.

Transporter d’urgence à l’hôpital, l’homme est déclaré cliniquement mort. À cet instant, le FACA, auteur de ce coup mortel, s’échappe dans la nature et ne fait aucun signe de présence au camp.

Pendant ce temps, dans la ville, c’est la psychose générale. Les magasins, les commerces et les bureaux sont immédiatement fermés.

Ainsi, pour éviter tout débordement et tenter de rassurer la population de Bambari, les commandants de police et de la gendarmerie sont permanents sur le terrain avec leurs éléments.

Selon une source proche de l’UPC, des consignes fermes auraient été également données aux combattants d’éviter tout dérapage inutile.

 

Aux dernières nouvelles, le sergent Gerard Namsio, auteur de ce coup mortel, est présentement désarmé et remis à la gendarmerie de Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, située à 385 kilomètres au centre de la République centrafricaine.

 

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