JMA-2019-Bambari, nouvelle proposition de Darassa sur la table du gouvernement.

Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019.
Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019.

 

Bambari (République centrafricaine)| CNC – après avoir refusé, il y’a quelque semaine,  de recevoir une délégation gouvernementale venue spécialement pour le rencontrer, le chef rebelle Ali Darassa, après être consulté,  vient de faire une nouvelle proposition-choc au gouvernement pour l’organisation et la sécurisation de la JMA-2019 à Bambari, chef-lieu de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

La saga Darassa et la JMA-2019 à Bambari n’est pas prête de ses terminés. En fait, elle ne fait que commencer, en raison d’importante considération qu’on lui accorde, d’après certains observateurs de la vie politique nationale.

En effet, lors d’une réunion préparatoire de la JMA-2019 à Bambari il y’a quelques jours, le préfet de la Ouaka, Monsieur Victor Bissekoin, ex-fonctionnaire du ministère de l’agriculture à la retraite, chef du quartier de Touadera à Boy-Rabe, a officiellement demandé au chef rebelle Ali Darassa un troupeau des bœufs, comprenant au moins cinquante têtes, toutes  vivantes, au nom du gouvernement, comme sa contribution personnelle à la JMA-2019.

Cette nouvelle demande des autorités de l’Ouaka, en l’occurrence du préfet Victor Bissekoin au chef rebelle Ali Darassa étonne plus d’un.

Pour les habitants de Bambari,  cette nouvelle forme de collaboration entre le préfet et Ali Darassa ne passe pas. Alors, ils se demandent si Darassa est-il devenu un patron éleveur ? Ou bien, voudrait-il demander sa part de butin dans les 600 têtes des bœufs de l’opérateur économique Saleh braquées par Darassa au village Ngoulaka en juillet dernier ?

À Gbokologbo, Ali Darassa n’a pas tardé à répondre positivement à la demande du préfet, tout en profitant de l’occasion pour faire une nouvelle proposition au gouvernement concernant la sécurisation de la festivité de la JMA-2019 à Bambari qu’il souhaite vivement que le pouvoir de Bangui attribue à ses hommes déjà présents à Bambari.

Depuis lors, le gouvernement n’a pas encore répondu à cette nouvelle proposition de la sécurisation de la JMA-2019 par les rebelles de l’UPC, selon nos informations.

Pour rappel, le 15 octobre dernier, une cinquantaine des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) sont arrivés dans la ville de Bambouti, à l’extrême sud-est de la République centrafricaine, faisant fuir plusieurs milliers des personnes vers la République démocratique du Congo.

Pour le chef rebelle Ali Darassa, ce déploiement de ses hommes à Bambouti se justifie par la sensibilisation des populations, plus particulièrement aux éleveurs peuls aux accords de paix dont l’UPC est signataire. Pour les autorités locales, Ali Darassa profite toujours de ce fameux accord politique pour la paix et la réconciliation pour faire avancer ses pions au sud-est du pays alors que ce même accord l’interdit formellement.

 

 

Affaire à suivre…

 

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