Dernières minutes : arrivée à Bangui du chef rebelle Ali Darassa.

arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019 avec ses nombreux gardes du corps par bertrand yékoua du cnc
arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le chef rebelle Ali Darassa, Chef d’État major de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique ), sur invitation du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, vient d’arriver à Bangui, capitale de la République centrafricaine, ce jeudi 16 avril 2020.

 

Le chef d’État major et coordonnateur  de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée 5 étoiles Ali Darassa est arrivés à Bangui, via l’aéroport MPOKO ce jeudi 16 avril, aux environs de 13 heures, à bord d’un avion spécial affrété par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Pour des raisons de sécurité, l’homme a été discrètement conduit dans un lieu tenu secret par les autorités du pays.

Selon des informations du CNC, le chef rebelle discutera à huis clos dans les prochaines heures avec le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, avant de rencontrer personnellement le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA dans un lieu tenu secret. Au menu de discussion entre les deux hommes, selon les informations du CNC, l’organisation des élections à venir, la situation sécuritaire dans la Ouaka, et la très fâcheuse nomination du conseiller de l’UPC Hassan Bouba au gouvernement

pendant ce temps, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka, le déplacement du chef rebelle Ali Darassa dans la capitale est diversement apprécié par ses généraux qui parlent d’un voyage d’affaires.  Mais de quelle affaire parlent-ils ? Vente des diamants du sang ? Remise des fonds au chef rebelle ? En tout cas, les Centrafricains n’ont que leurs yeux pour pleurer.

Rappelons que le chef rebelle Ali Darassa, l’un des signataires de l’accord politique pour la paix en République centrafricaine (APPR-RCA), est soupçonné par la justice internationale d’avoir commis des crimes contre l’humanité, crimes de guerre, tortures et violences aggravées sur les populations civiles.

Nommé conseiller du Premier ministre après la signature de l’accord de paix de Khartoum en février 2019, il est devenu un allié incontournable des autorités centrafricaines pour des raisons électorales, selon certains leaders de l’opposition démocratique centrafricaine.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

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