Crise préélectorale en Centrafrique, un homme violemment agressé à Bangui

Publié le 26 novembre 2020 , 12:59
Mis à jour le: 26 novembre 2020 12:59
De gauche à droite, les ex-chef d'État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l'actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC
De gauche à droite, les ex-chef d’État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l’actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 26 novembre 2020, 06:53:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À un mois du premier tour des élections présidentielles et législatives prévu le 27 décembre 2020, la situation préélectorale en République centrafricaine inquiète. La discussion politique informelle telle qu’elle se déroule au quotidien dans les rues est apparue dorénavant comme un élément déclencheur des violences à connotation politique. C’est ce qui s’est passé mercredi au quartier  Dédéngué 5, dans le quatrième arrondissement de Bangui,  où un homme, qui s’est présenté comme un élément des forces de l’ordre, a  été grièvement agressé pour avoir défendu politiquement le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 

Au départ, tout le monde croyait à une simple discussion entre les jeunes, mais à l’arrivée, un homme se retrouve aux urgences de l’hôpital communautaire.

En effet, ce mercredi 25 novembre 2020, aux environs de 17 heures, au quartier Dédéngué 5, un groupe de jeunes, réunis après un match de football, échangeaient sur la tension politique préélectorale actuelle. La plupart dénoncent l’attitude  du chef de l’État et sa manière de gérer le pays.

Or, à proximité d’eux, se trouvait un homme en tenue civile, en train de boire du bouilli chez une vendeuse. Il n’a pas supporté que ces jeunes critiquent sévèrement le chef de l’État. Il s’est approché d’eux, et les a mis en garde, mais les jeunes semblent l’ignorer   totalement, mais l’homme, qui s’est présenté comme un élément de forces de l’ordre,  insiste, puis  gifle sévèrement l’un d’eux, provoquant la colère des autres qui se sont mis a copieusement frappé cet homme qui finissait quelques minutes plus tard aux urgences de l’hôpital communautaire.

Pour de nombreux observateurs, les discours de haine tenus par les hommes politiques et leurs partisans dans les médias et sur les réseaux sociaux sont aussi une source de tension dans le pays.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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