Coronavirus, tout le monde en parle mais qu’en est-il vraiment ?

Publié le 8 avril 2020 , 12:46
Mis à jour le: 8 avril 2020 12:46
Hôpital pédiatrique de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Hôpital pédiatrique de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Le monde connaît un épisode tragique que beaucoup se plaisent déjà à décrire comme unique et sans précédent alors que d’autres crises épidémiologiques ont malheureusement déjà jalonné l’histoire auparavant en provoquant elles aussi de nombreuses victimes.

Le coronavirus, dit COVID-19 a déjà fait couler beaucoup d’encre depuis qu’il sévit ; pour ne pas perdre le fil, il est nécessaire de faire un point sur ce que l’on sait actuellement sur cette pandémie sans se laisser bercer par les sirènes des pseudo-spécialistes autoproclamés.
Tout d’abord, c’est en Chine, dans la province de Wuhan plus précisément, que le COVID-19 est apparu. Le pangolin en est à l’origine puisqu’il présente 99% de similitude avec le coronavirus de cet animal. Les premiers cas signalés remontent à début décembre 2019.

Depuis, fort des échanges que la mondialisation génère, les choses se sont rapidement accélérées et aggravées principalement sur le continent européen mais également sur le territoire américain et dans une moindre mesure sur le continent africain.
Les derniers bilans qui sont annoncés montrent que l’Italie, l’Espagne, la France, l’Allemagne font partie des pays les plus touchés en Europe. Sous l’égide de l’organisation mondiale de la santé (OMS), des mesures strictes visant à enrayer la propagation du virus ont été décidées par nombre de nations, restreignant la mobilité et la libre circulation de la population pour des durées qui sont réévaluées en fonction de l’évolution de la situation.

La course au vaccin est lancée mais il faudra de l’ordre de 12 à 18 mois pour qu’un vaccin puisse être établi avec toutes les précautions qui s’imposent. Certains docteurs ont testé des traitements via la chloroquine, médicament préconisé dans la lutte contre le paludisme ; les résultats seraient encourageants mais le manque de recul incite les autorités sanitaires à la prudence.

Dans ce contexte, un pays parmi les grandes puissances dénote dans le paysage actuel, il s’agit de la Russie. En effet, selon les chiffres avancés, la Russie aurait à faire face à relativement peu de cas déclarés de COVID-19, avec un peu plus de 7 500 cas confirmés pour une population de 146 millions d’habitants.

Pourtant, Moscou n’a pas été dans un tempo différent des autres capitales dans la prise des mesures de protection. Alors, chacun y va de son commentaire sur la question et les théories les plus diverses circulent, jugez plutôt !

Certains prétendent que la Russie, qui a toujours, il est vrai, soigné sa réputation, n’annonce que ce qui l’arrange, quitte à travestir la réalité et à tordre les chiffres. Ainsi, le docteur russe Anastasia Vasilyeva, leader du syndicat de médecins « Alliance des docteurs » et proche de l’opposition russe, a fait la une des journaux russes en dénonçant la dissimulation du nombre de cas réels de coronavirus sous les chiffres des « pneumonies » et des « infections respiratoires aiguës ». D’autres expliquent aussi que les tests utilisés en Russie et produits par la société Vector ne sont pas fiables. Ils sont responsables de nombreux « faux négatifs » qui diminuent d’autant les chiffres nationaux. Sollicitée par le média américain CNN, la société pharmaceutique russe Vector n’a pas répondu sur ce sujet.

Une chose est certaine : le COVID-19 est l’objet de bien des enjeux, diplomatiques, politiques, économiques, et sociaux. Il convient donc de garder son esprit critique devant ceux qui veulent donner l’illusion d’être meilleurs que les autres.

Affaire à suivre !

 

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