Comores : L’ex-président Ahmed Sambi inculpé pour fraude de passeport

Publié le 22 août 2018 , 4:14
Mis à jour le: 22 août 2018 4:14

 

 

 

 

Comores : L’ex-président Ahmed Sambi inculpé pour fraude de passeport

 

 

 

Il a été placé en résidence surveillée le 20 août à Voidjou. La justice laccuse de  « corruption, détournement de deniers publics, complicité de faux et usage de faux et forfaiture » dans une affaire de fraude aux passeports.

Depuis lundi 20 août, l’ancien président de la République des Comores, Ahmed Abdallah Sambi est en résidence surveillée. Il est détenu dans sa résidence de Voidjou à une vingtaine de kilomètre au nord de la capitale  Moroni. Il est privé d’ordinateur, téléphone et télévision.

Il a été inculpé en début de semaine par le juge d’instruction pour fraude au passeport. L’ex-chef d’Etat, âgé de 60 ans est accusé de « corruption, détournement de deniers publics, complicité de faux et usage de faux et forfaiture » dans un scandale de fraude aux passeports.

Un rapport parlementaire récent révèle que lui et son prédécesseur Ikililou Dhoinine ont détourné exactement 971 millions dollars soit environ 80% du PIB annuel des Comores. Cet argent était alloué à un programme de vente de passeports à des apatrides.

Le programme lancé en 2008 par le président Sambi avait pour objectif d’attribuer la citoyenneté comorienne à des populations apatrides du Koweït et des Emirats Arabes Unies connus sous l’appellation de « bidouns ».

En contre partie, le Koweït et les Emirats Arabe Unies devait investir au Comores. Devant la commission d’enquête avant son inculpation, l’ex-chef d’Etat a nié les faits qui lui sont reprochés.

La mise en détention de l’ex-président survient dans un contexte politique tendu aux Comores à cause de l’intention de l’actuel président des Comores Azali Assoumani d’organiser une élection anticipée en 2019.

Les proches de pensent que l’ex- président Sambi est victime d’un procès politique du fait qu’il est le principal opposant de l’actuel chef d’Etat des Comores.

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Par : N. Mballa pour CNC.

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