Centrafrique : Y a-t-il eu détournement de 140 millions F.Cfa à la SODECA ?

Publié le 18 septembre 2018 , 7:49
Mis à jour le: 18 septembre 2018 7:49

 

 

Centrafrique : Y a-t-il eu détournement de 140 millions F.Cfa à la SODECA ?

 

 

 

La réponse à cette interrogation est non ! Depuis peu, le nom de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) fait la Une des média, mais sous forme de cabale contre la personne de la Directrice générale. En toile de fond, ce qui est convenu d’appeler, l’«affaire des 140 000 F.CFA » qui, à en croire certaines langues, seraient utilisés à mauvais escient. Une petite investigation a permis de se rendre compte qu’il ne s’agissait que d’un dessein de ce que l’on pourrait qualifier d’inique intention de nuire. Et, Mme  Justine Sow-Wakara, DG de cette société d’Etat s’est malheureusement trouvée être la cible. Et pour cause…

Point n’est aujourd’hui besoin d’épiloguer sur les calamiteuses conditions d’existence pour ne pas dire de survie de beaucoup d’Offices et Sociétés d’Etat. Sans vouloir indexer du doigt, l’exemple du CENTRAPALM, de l’Energie Centrafricaine (ENERCA) y compris de la Société d’Etat de distribution d’eau (SODECA), la Société d’Etat de gestion des abattoirs (SEGA)… est d’autant plus patent – lesquelles sociétés battent de l’aile en ce qui concerne leur fonctionnement. Certes, des raisons de mal-gouvernance sont toujours évoquées pour justifier la faillite que connaissent ces sociétés, mais une chose certaine également, c’est que l’Etat, grand consommateur des services de ces sociétés, n’est pas bon payeur. Cette situation est fondamentalement à la cause des problèmes de trésorerie, et donc de gestion et de fonctionnement desdites sociétés.

A cela il faut ajouter le défi commun aux sociétés d’Etat de la vétusté des installations – lesquelles installations ne tiennent qu’à des perpétuelles maintenances. Tout de même, la fragilité dans laquelle l’Etat a plongée ces sociétés en n’honorant pas leurs factures, rend quasiment impossible l’investissement ou l’acquisition de nouvelles installations ou matériels. Et, les sociétés d’Etat dans leur généralité se meurent ; pour quelques unes, elles gardent le statuquo grâce à la tracasserie de maintenance sur les vieilles installations.

Mais, une fois de plus, point n’est besoin de rappeler que la SODECA évolue dans le même environnement décrit ci-haut. Alors que malgré tout, la société tient debout, continuant de fournir tant bien que mal de l’eau potable à la population. A ce jour, avec l’appui des partenaires, des réformes courageuses et encourageantes sont en train d’être mises en œuvre, en vue de l’amélioration de la production de la SODECA. C’est justement à ces moments cruciaux que certaines mauvaises langues seront décidées à nourrir de la cabale contre la personne de la Directrice générale.

En effet, ce qu’il est convenu d’appeler « affaire des 140 millions » a été le point d’attaque de cette frange d’émissaire anti-développement. Cette facture issue du Trésor public pour la SODECA est brandie dans certains média comme de l’argent mis en poche par Mme Justine Sow-Wakara. Véritable objet de cabale médiatique visant à ternir à l’image de l’unique dame, cheffe de société d’Etat à l’heure actuelle en RCA. Ceci à quel dessein ? Personne ne saurait le dire pour le moment.

En réalité, parler de la somme évoquée ci-haut, c’est vrai que la trésorerie de la SODECA a reçu ces fonds. Des sources bien informées, cet argent a servi au financement d’une ligne budgétaire bien définie au préalable, à savoir l’achat des produits chimiques pour le traitement de l’eau. Puisque depuis peu, cette chargée est ramenée sur ladite société. Là encore, parler de 140 millions de manière globale, c’est exagérément le fruit de mauvaise foi, étant donné que ces fonds sont un cumulé d’une série de décaissements hebdomadaires, à raison de 10 millions par semaine pour la charge susmentionnée.

Du coup, l’on voit mal que seulement 10 millions de francs Cfa versés à la SODECA pourraient couvrir tous les besoins de cette société, afin que plus jamais l’on ait évoqué des difficultés au niveau de cette société. Alors qu’à ce jour, la Direction générale est sur un grand projet de réduction des eaux non facturées – l’une des grandes réformes en cours.

Tout compte fait, l’astuce usée par les détracteurs de la Directrice générale de la SODECA est, tout simplement, mal choisie. Il n’y a finalement aucun lien corrélatif entre les 10 millions F.CFA par semaine versé par le Trésor public et les problèmes, somme tout, endémiques cumulée des années durant à la société de distribution d’eau en RCA.

A suivre…

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

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