Centrafrique : WAGA Julie 22ans enceinte de 6mois, assassinée par les éléments de l’UPC

Publié le 3 septembre 2018 , 11:00
Mis à jour le: 3 septembre 2018 11:05

 

 

Centrafrique : WAGA Julie 22ans enceinte de 6mois, assassinée par les éléments de l’UPC

 

 

 

La ville d’Alindao sous-préfecture de la Basse-Kotto est attristée après l’assassinat odieux de la jeune femme dénommée WAGA Julie âgée de 22ans et enceinte de 6 mois par les éléments de l’UPC sur le chemin de son champ. Ce drame est survenu le 28 août 2018 dernier au village Elim. Pour l’Honorable d’Alindao 2 M. Edouard GOUMOUDJOU, il se dit préoccupé de la situation sécuritaire et humanitaire de sa localité et interpelle le Gouvernement d’entendre le cri de douleur de la population qui est prise en piège par les bandes armées.

C’est le chaos dans cette partie du territoire centrafricain, la population est quasiment abandonnée à elle-même. Il est difficile de circuler librement à Alindao et ses environs pour la raison d’insécurité qui règne en permanence. La jeune Julie était à sa troisième grossesse quand elle a croisé les éléments de l’UPC sur le chemin de son champ qui est situé à 7 km du village Elim, c’était vers 11heures. Ils l’ont froidement assassiné et laissé son corps au bord de la route. Alerté du drame, le chef du quartier M. François AKREYE s’est dépêché avec quelques braves hommes pour transporter le corps au village. C’était la tristesse totale au village.

Notons qu’à Alindao, personne n’est à l’abri du danger, même les contingents de la Minusca sont pris pour cible par les groupes armés. 5 jours avant l’assassinat de la jeune femme, un élément du contingent burundais a été froidement assassiné par les éléments des Anti-Balaka le 23 août 2018.

C’était depuis le 08 mai 2017 que la préfecture de la Basse-Kotto est secouée par la crise lorsque la Minusca délogé les éléments de l’UPC dans la préfecture de la OUAKA. Ils se sont installés dans la Basse-Kotto depuis lors, le climat d’insécurité commençait à régner et continue de régner malgré le cri de cœur des députés de cette préfecture aucun effort sincère de la part du gouvernement et de la Minusca pour ses âmes qui gémissent, qui souffrent et qui meurent gratuitement. Et pourtant, à Paoua, quand les éléments de Bahar semaient la panique dans cette localité, tous les députés ressortissants de l’Ouham-Pende se sont concertés et ont sollicité une intervention auprès du Gouvernement et de la Minusca une assistance et cette sollicitation a eu gain de cause ; une opération dénommée « Baranga » a vu le jour dirigée par les contingents camerounais qui a abouti à la libération de la ville. Alors, les députés ressortissants de la Basse-Kotto se demandent si la préfecture de la Basse-Kotto ne fait-elle pas partie du territoire centrafricain.  On tue, on viole, on pille, on enlève… Personne ne réagit.

Par ailleurs, depuis l’occupation des éléments de l’UPC dans cette localité, l’école ne fonctionne plus précisément dans la ville d’Alindao ; depuis 2ans, des élèves ne fréquentent plus la salle de classe, les toitures des bâtiments sont emportées par ces éléments, les tables-bancs ont été utilisés comme bois de chauffage. Et tout ça, le Gouvernement ne pipe, l’avenir des enfants est hypothéqué, l’avenir de la nation est sacrifié dans cette partie du territoire. « Je lance un vibrant appel au Gouvernement, à la Minusca et également aux ONG humanitaires de porter une assistance sécuritaire et humanitaire à la population de la Basse-Kotto en général et à celle Alindao en particulier. Le Gouvernement doit sécuriser cette partie du territoire qui constitue une partie de la RCA, il doit renforcer les nombres des contingents et déployer également les éléments des Forces de Défense et de Sécurité afin de porter secours à la population » martèle le Député d’Alindao 2 M. Edouard GOUMOUDJOU          

En tout cas, la protection des civils est une obligation constitutionnelle, le Chef de l’Etat est le garant de la sécurité du territoire centrafricain, il doit penser à cette partie du territoire. La paisible et laborieuse population de ladite localité grince des dents.

 

 

Par : Christian Claude DOBA

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