Centrafrique : vers la restauration d’infrastructures dans l’ancienne base de la séléka à Bambari.

Publié le 22 août 2019 , 8:10
Mis à jour le: 22 août 2019 8:10
les rebelles de la Seleka à Bambari
Les rebelles de la Seleka dans leur base à Bambari le 11 mars 2015. Par Reuters

 

Des membres du gouvernement centrafricain ont évalué ce jeudi les projets de construction ou de réhabilitation d’infrastructures dans la ville centrafricaine de Bambari (centre), connue comme l’ancienne base de la rébellion de la séléka entre 2012 et 2015, a-t-on appris jeudi du ministre centrafricain du Développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Herbert Gontran Djono Ahaba.

 

D’après M. Djono Ahaba, ces travaux sont, entre autres, les bâtiments administratifs, les routes, dont certaines seront bitumées, une grande première en dehors de la capitale, l’aménagement des points d’eau, les centres de santé, écoles et collèges, etc.

Au pic de la crise qui a secoué la République centrafricaine (RCA) entre 2013 et 2015, Bambari avait été considéré comme la capitale de la Séléka, tenue surtout par Ali Darassa du mouvement armé dénommé Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

En janvier 2017, le gouvernement et la mission onusienne en Centrafrique (MINUSCA) voulaient faire de Bambari une ville pilote sans armes et sans groupes armés. M. Darassa a donc quitté la ville en respectant l’ordre. Seulement, ses éléments sont revenus en renfort en octobre dernier.

Heureusement, avec la signature de l’accord de paix longuement négocié à Khartoum au Soudan puis signé à Bangui le 6 février dernier entre le gouvernement et quatorze groupes armés, de bons signes d’apaisement ont été enregistrés, conduisant le gouvernement à choisir Bambari comme la ville d’accueil de la célébration de Journée mondiale de l’alimentation en octobre prochain.

 

©Xinhua