Centrafrique : Une nouvelle rébellion de Mbrenga Takama, active dans le Mbomou.

Publié le 27 août 2017 , 7:27
Mis à jour le: 27 août 2017 7:44

Centrafrique : Une nouvelle rébellion de Mbrenga Takama, active dans le Mbomou.

 

 

Les miliciens Anti-Balaka
Les miliciens Anti-Balaka

 

 

Bangui, le 28 août 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Les attaques commises sur la population musulmane de Bangassou et celles tuant les éléments de la MUNUSCA les 13 et 14 mai dernier sont l’œuvre de la nouvelle rébellion qui n’a pas encore révélé son nom. En sa tête, Maxime Faustin Mbrenga Takama, sultan de Bangassou et ancien candidat malheureux à l’élection de la présidence de la transition.

D’après une source bien renseignée contactée par CNC, Maxime Faustin Mbrenga Takama, sultan de Bangassou, prépare sa rébellion depuis fin 2014 après son échec à l’élection de la présidence de la transition. Il nouait, à ce titre, des relations avec certains chefs rebelles de la République Démocratique du Congo dont Freddy Libeba Baongoli. Selon cette source, Freddy Libeba Baongoli en compagnie de certains d’une dizaine de ses lieutenants, séjournaient plusieurs fois à Bangui et à Bangassou sur invitation de Maxime Faustin Mbrenga Takama. L’objectif de cette visite, affirme cette source, était entre autres, de constater de visu les éléments de Mbrenga, de lui fournir les moyens logistiques à sa mission, d’assurer leur formation, de ses éléments et de repérer les points stratégiques de la capitale à prendre d’assaut le moment venu. Le chef rebelle Baongoli qui prétend disposer de près de 3 000 hommes dans l’Équateur, entend mettre à la disposition de du sultan de Bangassou un millier.

Des sources sûres chuchotent d’ailleurs que la ville de Bangui serait déjà infiltrée par une centaine des hommes de Freddy Libeba Baongoli et d’autres se seraient positionnés dans la ville de Zongo, prêts à traverser à tout moment, le fleuve Oubangui. Ils sont pris en charge par le sultan Mbrenga et disposent des appareils talkies-walkies achetés en Ouganda et transités par la République Démocratique du Congo pour Bangassou puis Bangui.

Pour certains éléments de Mbrenga contactés par CNC depuis Bangassou, seule la nomination de ce dernier comme ministre dans le prochain gouvernement permettra le retour de la paix et de la cohésion sociale dans le Mboumou et le Haut Mboumou. Sinon, ils passeront à la vitesse supérieure.

Cette exigence des éléments de Mbrenga confirme la thèse selon laquelle, le sieur Mbrenga Maxime Faustin, qui savait qu’un coup d’État ne peut plus marcher, ne cherche qu’à se positionner sur l’échiqueté politique.

Il y’a lieu de rappeler que Maxime Faustin Mbrenga Takama est l’un des huit candidats aux élections organisées par le Conseil National de Transition-CNT-pour succéder à Michel Djotodja, poussé à la démission par le président Deby du Tchad. Élection remportée par Madame Catherine Samba-Panza. Maxime Faustin Mbrenga Takama, très ambitieux, avait déclaré lors de la compagne électorale radio diffusée, qu’il est l’unique Centrafricain le plus diplômé au monde, avec 7 doctorats en poche et plusieurs autres certificats et master. Et il est l’homme qu’il le faut pour gouverner ce pays. Cette prétention d’intellectualisme avait hérité ces grands électeurs qui lui ont failli le chasser de l’hémicycle Conséquence, il a obtenu 0,0000%. Il continue de penser toujours qu’il reste l’homme qu’il le faut pour ce pays.

A suivre……

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