Centrafrique : travaux de route Bossemptélé-Bozoum, 2 milliards de francs CFA partis en fumée.

Publié le 15 mai 2019 , 5:55
Mis à jour le: 15 mai 2019 5:55

 

 

 

Bangui (Corbeaunews) – En 2018, le Premier ministre d’alors Simplice Mathieu SARANDJI avait inauguré les travaux de réhabilitation de route reliant la ville de Bossemptélé à celle de Bozoum, financés sur le fonds d’entretiens routier  et du budget de l’État à hauteur de 2 milliards de francs CFA. Le problème, la société « SPEED MAT CENTRAFRIQUE », qui devrait réaliser ces travaux de route, n’est qu’une entreprise fictive fabriquée de toute pièce par des personnalités politiques au sommet de l’État. Une mafia qui ne dit pas son nom. Comment ? Enquête.

 

 

Si aux États-Unis et au Canada les sociétés privées qui exécutent les travaux de route sont en grande majorité contrôlées par des parrains mafieux italiens, en République centrafricaine, pays pauvre où plus de 80% de la population vivent avec moins d’un dollar US par jours et qu’environ 60% vivent à travers l’aide humanitaire, ce sont les personnalités politiques au pouvoir qui jouent le rôle des parrains mafieux à travers des entreprises fictives créées de toute pièce pour pomper des frics au trésor public.

 

Pour les travaux de route Bossemptélé-Bozoum, l’entreprise Speed Mat Centrafrique (SMC), retenue par le gouvernement centrafricain pour réaliser ces travaux de réhabilitation sur cet axe est la propriété du député Jean-Symphorien Mapenzi, Premier vice-président de l’Assemblée nationale, membre influent du parti au pouvoir MCU.

 

L’attribution de ce marché public financé par l’État centrafricain à hauteur de 2 milliards de francs CFA pour quelques 70 kilomètres, ce n’est plus un secret pour personne, est l’œuvre de l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI et de son petit frère député Mapenzi qui est tous deux fils de Bozoum.

 

Depuis 2018, les travaux ne font que 35 kilomètres après Bossemptélé.

L’unique tracteur que l’entreprise à louer est tombée en panne au village Bobalia et que le soi-disant directeur exécutif est reparti à Bangui depuis plusieurs semaines pour rechercher les pièces de rechange. En conséquence, les travaux sont arrêtés.

Sur le plan de la réalisation, cette entreprise ne fait que colmater les nombreux trous qui sont sur la chaussée et non exécuter un travail professionnel comme prévu dans son cahier de charges. Pour ceux qui n’ont pas vu ces travaux, il faut voir comment les enfants remplissent les nids de poule sur les routes à la main pour comprendre comment Speed Mat Centrafrique exécute son contrat. Une véritable mafia mexicaine au sommet de l’État, une perte totale pour le peuple centrafricain.

 

Bizarrement, le cabinet d’études SCETI d’e l’ancienne ministre Odobodé qui est chargé de contrôler ces travaux préfère se murer dans un silence total pour éviter d’avoir des ennuis.

 

La suite dans nos prochains articles sur CNC.

 

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