Centrafrique : travail contre nourriture, dernière option de Touadera en province.

Publié le 28 juillet 2019 , 5:32
Mis à jour le: 28 juillet 2019 5:32
Livraison des sacs du riz de la présidence à l’Université de Bangui le 11 juillet 2019. Crédit photo : Anselme Mbata/CNC.

 

 

Acculé de toute part à une année de l’élection présidentielle, le président Faustin Archange Touadera ne cesse de réinventer les roues pour le ramener à bon port en 2021. Des agents rabatteurs sont recrutés et mis sur terrain pour nettoyer les cerveaux des uns et des autres d’une part et d’autre part, il expérimente pour la première fois la politique du « travail contre nourriture » dans son village natal de Damara.

 

Situé à environ 75 kilomètres de Bangui, Damara est le premier village que le président Faustin Touadera et sa première épouse Brigitte Touadera expérimentent pour la première fois leur nouvelle vision sociale et politique de « travail contre nourriture » dans sa riziculture.

 

Dans tous les quartiers de Damara et les villages qui l’entourent, des émissaires du couple Touadera passent, Église par Église, maison des pasteurs par maison des Pasteurs, pour délivrer les messages du président Touadera aux Pasteurs et diacres réunis, qui à leur tour, se chargeront de dire à leurs fidèles.

Ces messages, d’après les propos tenus par les serviteurs de Dieu dans les lieux de cultes, Touadera demande à tous les fidèles, hommes, femmes et enfants, jeunes et vieux, d’aller cultiver son champ de riz à Damara. Ils trouveront à manger sur place du riz, et une partie leur sera donnés chaque jour à la fin du travail. Et une fois les récoltes effectuées et les riz vendus, une partie du bénéfice réalisé servirait à acheter des tôles et des bois qui leur permettront de construire ou d’aménager leur Église avec.

 

Cette pratique est loin d’être une action caritative puisque, pour avoir ces riz, il faut que les fidèles travaillent pour le couple Touadera. « Les riz sont utilisés dans ce cas comme une monnaie par le président Touadera qui veut cultiver ». Nous a clarifié un technicien agricole de Damara.

En outre, il semble que les riz distribués par le couple présidentiel seraient du même lot du riz putréfiés et avariés qui ont été donnés aux étudiants de l’Université de Bangui, mais refoulés.

En sachant très bien au passage que ces riz périmés constituent un danger grave pour la santé publique, le chef de l’État et sa bande de la présidence pourraient être rendus coupables un jour de crimes graves d’atteinte à la santé publique, selon un agent de la santé.

 

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