Centrafrique : Qu’est ce que va faire Touadera maintenant qu’on a arrêté Hassan Bouba ? Un compatriote universitaire donne son avis.

Publié le 21 novembre 2021 , 8:32
Mis à jour le: 21 novembre 2021 8:32

 

Bangui, 22 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Que va faire maintenant le chef de l’État Faustin Archange Touadera face à l’arrestation de son ministre de l’élevage et de la santé animale, Monsieur Ali Hassan Bouba, par la cour pénale spéciale (CPS) ? Pour tenter de nous éclaircir, un compatriote centrafricain, universitaire, et qui a requis son anonymat, nous donne des éléments de réponse.

Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l'élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021

 

Selon lui, il y’a deux options qui s’offrent actuellement au chef de l’État Faustin Archange Touadera. La première c’est  de soutenir Hassan Bouba dans son épreuve. La deuxième c’est de le  totalement remuer.

 

Première option, soutenir Hassan Bouba. Mais qu’est-ce qui pourrait le pousser  à soutenir Hassan Bouba ?

D’après lui, en soutenant Hassan Bouba,  le chef de l’État rassure sa base, c’est-à-dire tous ceux qui ont du sang  sur la main pour lui, plus large pour le régime, c’est-à-dire sa « garde prétorienne, ses requins, certains soldats FACA et hommes de tenues qui ont fait des sales boulots pour lui, mais aussi ceux qui ont trompé la main dans le pot de miel avec lui en détournant des deniers publics et en faisant du blanchiment d’argent ».Selon lui, il a besoin de rassurer cette base. Et en soutenant publiquement et ouvertement Hassan Bouba comme il avait soutenu les mercenaires de la société Wagner et   les éléments de la garde présidentielle qui ont tiré sur les Casques bleus égyptiens de la Minusca. S’il fait ça, il rassure sa base.

D’après cet universitaire, le chef de l’État pourrait   soutenir Hassan Bouba par la voie médiatique en publiant  des communiqués de presse via ses médias comme d’habitude en s’attaquant  à la communauté internationale  en disant par exemple voilà qu’elle est en train de traîner le gouvernement, elle est en train de faire un complot contre le régime,  ou encore elle est en train de salir l’action du gouvernement. Et si les communiqués ne suffisent pas, « il pourrait envoyer sur le front son porte-parole ou la ministre des Affaires étrangères pour mentir à l’opinion. Il pourrait aussi passer à la vitesse supérieure en organisant des manifestations anti-Minusca, anti-France et anti-opposition… ».

 

La deuxième option, c’est de remuer Monsieur Hassan Bouba. Mais qu’est-ce qui va le pousser à le faire ?

« Je crois que ce qui est le plus     c’est de sauver la tête. Si le Président de la République veut sauver sa tête, il est quand-même obligé  de dire que Hassan Bouba n’est pas à l’abri de la justice, il n’est pas justiciable supérieur au dessus de la loi, et donc personne au gouvernement n’est à l’abri.  Il peut également remuer Hassan Bouba pour chercher à négocier ».

Mais négocier quoi ?  ».

D’après lui, il s’agit de négocier du temps, négocier de l’argent négocier aussi pour le dialogue en faisant aussi des communiqués de presse dans lequel il dirait voilà personne n’est à l’abri de justice, la justice fait son travail.

« Vous voyer que la justice fait son travail, vous voyez que la justice ne touche pas que  l’opposition ». Selon cet universitaire, le chef de l’État pourrait attraper les choses de cette manière. En revanche, il pourrait y avoir des pris à payer. C’est l’implosion de sa base face au mauvais message qu’il leur donnerait en disant en d’autre terme que « sacrifiez-vous pour moi, mais moi je ne suis pas prêt à me sacrifier pour vous ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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