Centrafrique : quand le président Touadera abandonne les familles des victimes du massacre de Paoua.

Publié le 5 juin 2019 , 6:42
Mis à jour le: 5 juin 2019 6:42
Les habitants du villages Lemouna dans l’Ouham-Pendé le 25 mai 2019 lors du déplacement des diplomates et députés locaux. Image récupérée sur le profil Facebook du député du MLPC Martin Ziguélé.

 

Paoua (République centrafricaine) – Les rescapés du massacre du 21 mai dans l’Ouham-Péndé qui a fait au moins 54 morts se disent abandonnés par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 

En effet, tout porte à croire que le président de la République Faustin Archange TOUADERA, pourtant considéré par le célèbre magazine américain FORBE comme le premier milliardaire centrafricain, n’est pourtant pas un homme philanthropique dans son propre pays. Pour cause, il n’a jamais assisté, financièrement ou matériellement, les nombreuses victimes de la guerre civile en République centrafricaine, un pays qui l’a élevé au rang des plus riches du monde.

 

À titre d’exemple, avec le récent massacre de 54 civils  le 21 mai dernier dans les localités de Bohong, Koundili et de Lemouna dans l’Ouham-Péndé, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, qui n’a d’ailleurs pas condamné cette tuerie de masse imputée au groupe rebelle du 3R de Bi Sidi Souleymane alias Sidiki, n’a pas aussi porté assistance, que ça soit financière ou matérielle aux rescapés, aux victimes et  aux familles endeuillées. Pourtant, l’homme n’a pas cessé de verser chaque week-end aux enseignants de l’Université de Bangui d’importante somme d’argent afin de tenter de les corrompre d’adhérer à son parti politique MCU.

 

Même si à Bangui les gens critiquent sévèrement ce comportement peu charitable du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, on vient d’apprendre qu’il a remis une importante enveloppe à la famille congolaise du regretté Étienne Tshisekedi à Kinshasa et une autre pour la fête du Ramadan 2019. Un geste qui contraste à celui des familles du massacre du 21 mai qui continuent de faire leur deuil dans la misère. Heureusement, on vient d’apprendre aussi que seul le parti MLPC de Martin Ziguélé qui vient d’envoyer de l’argent à Lemouna, Koundili et à Bohong. Quel est le rôle finalement de l’État ?

Le massacre de Paoua n’est qu’un exemple parmi tant d’autres dans le pays.

 

À en croire aux dires des centrafricains, le « Président des pauvres », devenu riche, oublie déjà son passé miséreux à l’Université de Bangui.

 

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