Centrafrique : quand le MCU accentue la pression sur les populations de Paoua.

Publié le 5 juillet 2019 , 6:39
Mis à jour le: 5 juillet 2019 6:39
Les habitants du village Lemouna lors de la visite officielle des diplomates et députés locaux après le massacre du mai dernier par les 3R.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – depuis quelques semaines, les populations de l’Ouham-Péndé, en particulier celles de Paoua, Bozoum et Bocaranga  ne cessent de subir des pressions du parti MCU (Cœurs unis) du Président Faustin Archange TOUADERA.

 

Après la ville de Bozoum où le Directeur de contrôle financier de l’Ouham-Péndé, converti en VRP du MCU avait tenté en vain de forcer les agents de l’État à adhérer à son parti MCU, c’est le tour de Monsieur le sous-préfet de Paoua, appuyé par le premier adjoint au Maire de sa ville Monsieur Ali Yamssa de multiplier non seulement la pression sur les populations locales, mais aussi de les tromper à adhérer massivement à leur parti MCU. Les cadres administratifs locaux n’y sont pas épargnés de cette opération hibou du micro parti de Touadera en panne de popularité.

À titre d’exemple, la semaine dernière, le sous-préfet de Paoua et sa complice Ali Yamssa , premier adjoint au maire de la ville de Paoua, ont sillonné village par village et commune par commune  depuis Pougole, Koundjili, Lemouna,pende… pour distribuer massivement des fiches d’adhésion au parti MCU accompagnées des fausses promesses du décaissement des fonds par le Président Touadera dans les jours à venir.

Pendant que les populations locales, qui croyaient au recensement et à l’indemnisation des familles endeuillées par le massacre du 21 mai dernier par les rebelles du  mouvement 3R se regroupent massivement autour du sous-préfet et de l’adjoint au maire de Paoua, ils en ont profité pour inscrire leurs noms individuellement sur des fiches d’adhésion au parti MCU sans aucun consentement préalable des intéressés.

Une pratique mafieuse largement utilisée par les cadres du parti au pouvoir qui tentent de faire adhérer d’une manière ou d’une autre les Centrafricains à leur mouvement sans qu’ils sachent que celle-ci n’est pas productive en terme électoral.

À Bangui comme en provinces, les fiches d’adhésion au MCU sont largement distribuées à tous les cadres de l’État alors qu’ils n’en ont pas fait la demande officiellement.

Finalement, on assiste à une sorte de dictature du parti unique des années 1970 au pouvoir. Où est donc passée la promesse de « rupture » prônée par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA au lendemain de son investiture ?

Affaire à suivre….

 

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