Centrafrique : pourparlers de paix de l’Union africaine, Moussa Faki passe à la vitesse supérieure.

Publié le 4 janvier 2019 , 5:56
Mis à jour le: 4 janvier 2019 5:56
Deux manifestants du vendredi 4 janvier 2018 pour le soutien aux pourparlers de Khartoum initié par les russes. CopyrightCNC.
Deux manifestants du vendredi 4 janvier 2018 pour le soutien aux pourparlers de Khartoum initié par les russes. CopyrightCNC.

 

De gauche à droite, le Président de la Commission de l'Union africaine le tchadien Moussa Faki Mahamat et le Président Faustin Archange Touadera à Bangui en septembre 2018. CopyrightDR
De gauche à droite, le Président de la Commission de l’Union africaine le tchadien Moussa Faki Mahamat et le Président Faustin Archange Touadera à Bangui en septembre 2018. CopyrightDR

 

 

Centrafrique : pourparlers de paix de l’Union africaine, Moussa Faki passe à la vitesse supérieure.

 

 

Bangui (RCA) – CNC – Même si cela s’apparente à un réveil tardif, c’est plus ou moins un coup d’accélérateur que le président de la Commission de l’union africaine Moussa Faki Mahamat met sur le dossier. Moussa Faki Mahamat, qui vient d’envoyer une lettre aux acteurs de la crise politico-militaire, dépêchera d’ici le 8 janvier prochain, une forte délégation à Bangui pour présenter le chronogramme clair du processus des pourparlers.

 

Selon une source proche de l’Union africaine, la délégation du 8 janvier prochain sera composée entre autres d’au moins 4 ministres africains des Affaires étrangères, du diplomate onusien Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix et Smaïl Chergui, patron de Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

L’objectif de cette première mission, selon notre source, est de présenter au président Touadera et à son gouvernement, le chronogramme clair et détaillé du processus du dialogue qui débute le jour même de leur mission et prendra fin, fin février 2019.

La mission rencontrera également la classe politique centrafricaine et la société civile, qualifiées des observateurs, pour leur expliquer les tenants et les aboutissants du dialogue et leur préciser la date définitive du début des pourparlers qui se tiendra dans la capitale éthiopienne mi-février.

La mission de 8 janvier sera suivie d’une autre mission fin janvier. Cette seconde mission, d’après notre source, aura pour objectif de rencontrer les différents groupes armés afin de connaître la position de chacun s’ils participent ou pas aux pourparlers de l’Éthiopie sous l’initiative de l’Union africaine.

Après cette seconde mission, un sommet extraordinaire des chefs d’État et du gouvernement sera tenu dans l’une des capitales africaines afin de montrer clairement noir sur blanc à Faustin Archange Touadera les conclusions des pourparlers arrêtées par les chefs d’État et du gouvernement africains et qui ne feront plus objet de rajout ou retrait d’une phrase lors des débats proprement dits à Addis-Abeba et lors de la signature à Bangui vers le 20 février2019.

Alors que l’Union africaine, qui prévoit de tout finir avec son initiative de paix en RCA au plus tard fin février 2019, à Bangui, principalement à la Présidence de la République, certains conseillers du Chef de l’État Faustin Archange TOUADERA commencent à le pousser à ne pas accepter tout bonnement le plan établi par la Commission de l’Union africaine du tchadien Moussa Faki Mahamat.

D’ailleurs, certains groupes des jeunes de Bangui, payés par la présidence de la République, sont descendus ce vendredi 4 janvier dans les rues pour manifester contre le pourparler de l’Union africaine. Pour eux, l’initiative russe de Khartoum serait la solution à la crise centrafricaine.

Une manifestation, organisée et financée par le pouvoir de Bangui, a pu réunir quelque 10 individus au croisement des Nations unies ce jeudi 4 janvier 2018.

Finalement, à quel jeu joue le gouvernement ?

 

Affaire à suivre…

 

 

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