Centrafrique : massacre d’Ippy, le bilan s’alourdit à 16 morts et 21 blessés.

Publié le 25 janvier 2019 , 6:08
Mis à jour le: 25 janvier 2019 6:08
Les blessés de l'attaque d'Ippy ce jeudi 24 janvier 2019. Credit photo : Bertrand Yékoua. CopyrightCNC.
Les blessés de l’attaque d’Ippy ce jeudi 24 janvier 2019. Credit photo : Bertrand Yékoua. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : massacre d’Ippy, le bilan s’alourdit à 16 morts et 21 blessés.

 

 

Ippy (CNC) – Initialement annoncé pour 11 morts et 20 blessés, le bilan définitif du massacre d’Ippy le jeudi dernier par les rebelles de l’UPC s’élève finalement à 16 morts et 24 blessés.

 

Contrairement à ce que nous avons annoncé ce vendredi 25 janvier, les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique ont massacré sur-le-champ 13 personnes et blessé 21 autres avant de se retirer du lieu de leur forfait quelques minutes plus tard.

Parmi les 24 blessés, trois ont rendu l’âme faute de soins appropriés quelques heures après avoir été transférés à l’hôpital Mide d’Ippy dans l’Ouaka à 496 kilomètres de Bangui.

Parmi les autres blessés, 9 sont pris en charge par l’ONG internationale MSF qui les ont transférés à Bria avant de les évacuer sur Bangui.

Les autres blessés dans lesquels leur état de santé est stable et sous contrôle, ils sont sous traitement médical à l’hôpital Mide à Ippy.

Dans la nuit du jeudi à vendredi 25 janvier, les éléments rebelles de l’UPC, une faction de l’ex-coalition Séléka, dirigé par le sulfureux Ali Darassa se sont pris à un groupe des personnes à une place mortuaire. En tirant à bout portant sur le groupe, les rebelles ont littéralement massacré plus de 10 personnes avant de s’éclipser dans la nature.

Depuis lors, la sous-préfecture d’Ippy est devenue une ville fantôme. Les habitants sont tous réfugiés dans la brousse pour s’échapper des rebelles qui contrôlent la ville depuis des années.

Après les massacres de Zaoro-Sangou faisant plus de 17 morts, de loura à Bocaranga avec 5 morts et 15 autres capturés, puis celui d’Ippy ce jeudi qui a fait 16 morts, le dialogue entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés sous les auspices de l’Union africaine dans la capitale soudanaise qui vient de s’ouvrir ce jeudi 24 janvier s’annonce plus que jamais difficile.

 

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