Centrafrique : Les décideurs politiques et administratifs sensibilisés sur la mise en œuvre de l’APV/FLEGT signé entre la RCA-UE

Publié le 23 janvier 2020 , 5:34
Mis à jour le: 23 janvier 2020 5:34
De gauche à droite le Coordonateur de l'Ong CIEDD, le ministre des Eaux forêts, chasse et pêche et le Secrétaire technique permanent de l'APV-FLEGT
De gauche à droite le Coordonateur de l’Ong CIEDD, le ministre des Eaux forêts, chasse et pêche et le Secrétaire technique permanent de l’APV-FLEGT. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé.

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire(APV) signé entre la République centrafricaine et l’Union européenne, le secrétariat permanent technique de l’APV-FLEGT en collaboration avec l’Ong CIEDD RCA ont organisé, le mercredi 22 janvier, un atelier de sensibilisation à l’endroit des décideurs politiques et administratifs afin de les impliquer dans la gestion des ressources forestières et leurs enjeux.

 

Pour une bonne gouvernance forestière, il faut des bonnes pratiques et leçons apprises en collaboration avec les parlementaires, la société civile et les médias…c’est dans cette optique que  les députés, les membres de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, des membres du Conseil économique et social,  les professionnels des médias ainsi que les communautés locales et autochtones  ont été impliqués dans  la mise en œuvre  de cet accord dont l’objectif principal est de les informer et les sensibiliser pour mieux garantir la transparence dans ce processus qui vise la bonne gouvernance des massifs forestiers et le respect des réglementations concernées.

Cette relance de l’APV consiste à pouvoir redémarrer avec une compréhension commune entre les différents acteurs et un engagement renouvelé des parties prenantes afin de reprendre la feuille de route de mise en œuvre.

Idriss AMIT, ministre des Eaux, forêts, Chasse et Pêche, dit que le but ultime de cet accord est d’encourager la gestion durable des ressources forestières.

« l’exploitation forestière illégale représente un fléau de taille pour le maintien de marchés rentables et de pratiques d’exploitation durables, dans une économie mondiale qui exige de plus en plus de garanties de système de production durable et légale du bois », a indiqué le ministre Idriss Amit.

Le membre du gouvernement a aussi ajouté avant de déclarer ouvert cet atelier qui regroupe plus de quatre-vingt-dix personnes (90), que dans le contexte qui prévaut, la mise en œuvre de cet accord reste une réalité et la mobilisation de toutes les parties prenantes à s’impliquer davantage dans la mise en œuvre de cet accord reste toujours un défi majeur pour le département où il est en charge.

À l’issue des travaux, les participants ont plaidé pour une cause commune et en s’engageant désormais d’avantage dans la mise en œuvre de cet accord. Ils ont aussi convenu entre autres à prendre  des dispositions nécessaires pour encourager la restauration du contrôle forestier en y associant les élus de la nation.

« Prendre des dispositions pour réactiver au plus vite les permis d’exploitation et d’aménagement  pour encourager la transformation du bois à hauteur du taux prévu par la loi (70 %) et poursuivre la mobilisation de la convention de financement prévue pour le déploiement du système de vérification de la légalité (SVL) pour le meilleur suivi de nos bois », ont recommandé les participants dans leur communiqué final de la circonstance.

En constatant l’utilité de rétrocession aux communes des taxes forestières, afin d’assurer le développement des communes, les participants ont sollicité une large diffusion auprès des villages riverains du programme d’emploi validé par les autorités compétentes.

Ces derniers ont constaté  un retard pris dans le décaissement de la convention de financement signée en 2012, avec l’Union européenne à hauteur de 6,7 millions d’euro pour le déploiement du système de vérification de légalité (SVL), et sollicite l’appui du bureau de l’Assemblée nationale afin d’avoir des échanges avec l’ambassadrice, cheffe de la délégation de l’Union européenne en Centrafrique pour son appui financier.

Le dialogue participatif et inclusif entre les acteurs de la société civile qu’ils soient parlementaires, membres de la société civile ou des médias, est une démarche essentielle pour faire progresser la gestion durable des ressources naturelles et les problématiques de la gouvernance forestière.

Cet atelier de sensibilisation a été financé par l’Ong CIEDD sur la ligne budgétaire du projet Voix des citoyens pour le changement (CV4C) dans le bassin du Congo qui comprend environ 70% de la couverture forestière de l’Afrique.

À titre de rappel, l’organisation  non  gouvernementale, Centre pour l’Information Environnement et le Développement (CIEDD) en partenariat avec le ministère des Eaux, Chasse et Pêche ont organisé, du 09 au 10 janvier 2020, un atelier de validation des documents du sommier des infractions forestières.

 

Jefferson Cyrille YAPENDE

Copyright2020CNC.

 

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