Centrafrique : les caisses de l’État sont vides

Publié le 21 juillet 2021 , 8:37
Mis à jour le: 21 juillet 2021 8:37

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 juillet 2021, 03:29:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pour la première fois en cinq ans, tous les signaux économiques de la République centrafricaine sont aux rouges. L’État centrafricain commence à faire face à de nombreuses difficultés d’ordre financier, et les perspectives ne sont pas bonnes.

Immeuble du trésor public Centrafricain. Credit photo, Fred Krock, copyrightCNC.
trésor public Centrafricain. Credit photo, Fred Krock, copyrightCNC.

 

Près de deux mois  après la suspension de l’aide budgétaire française à la République centrafricaine, plusieurs société d’État ont été mises en contribution. Mais après la rupture  du programme  du fonds monétaire international (FMI) et de la banque mondiale avec la Centrafrique, tous les signaux économiques du pays sont au rouge. Même les sociétés  d’État, qui ont dû verser leurs menues recettes au trésor public en raison du principe de l’unicité de caisse de l’État, traversent depuis le mois de mars une période difficile de leur histoire. Toutes leurs dépenses du fonctionnement, de l’investissement  et bien d’autres ne  sont plus versés par le trésor public.

« Nous traversons effectivement un moment difficile dans notre travail en ce qui concerne l’achat des équipements », a déclaré à CNC un directeur des services à l’ÉNERCA.

« Chaque matin les employés arrivent au travail, mais ils n’ont pratiquement rien à faire de leur journée », confie un autre Directeur.

Il faut noter que le fonds monétaire international (FMI), après la rupture de son programme en RCA, a mis en place pendant six mois un programme de référence dans lequel l’État centrafricain doit accomplir certaines conditions avant une nouvelle discussion sur un nouveau programme avec le FMI. Cette nouvelle condition pousse la banque mondiale et l’Union européenne à suspendre également pour six mois leur financement en RCA.

Pour l’État centrafricain, la seule voie qui lui reste est celle des recettes douanières. Mais là aussi, les choses s’annoncent compliquées. Les recettes douanières sont en baisse en permanence malgré la présence des anciens douaniers russes dans le pays.

Pour les partisans du pouvoir, tout ça, c’est la faute de la France.

Affaire à suivre

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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