Centrafrique : le poste de la gendarmerie de Baboua attaqué cette nuit.

Publié le 3 octobre 2017 , 7:02
Mis à jour le: 3 octobre 2017 7:02

Centrafrique : le poste de la gendarmerie de Baboua attaqué cette nuit.

 

Les ex-combattants incorporés. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC
Les ex-combattants incorporés. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC

 

 

Bangui, le 3 octobre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2017, les habitants de la commune de Baboua à environ 100 kilomètres de la ville de Bouar se sont réveillés brutalement par des détonations d’armes légères. Pris de panique, certains ont pris le chemin de la brousse pour se réfugier, d’autres par contre se sont cloîtrés chez eux jusqu’au petit matin. Que s’est-il passé ?

 

Selon les premiers éléments recueillis par les Gendarmes qui ont su repousser l’attaque, les assaillants seraient des miliciens Anti-Balaka qui auraient pris d’assaut leur poste cette nuit.

D’après un Gendarme détaché dans cette localité et contacté par CNC, les assaillants, probablement à la recherche des armes et munitions pour commettre d’autres crimes longtemps que possible et libérer l’un de leurs arrêtés il y’a quelques jours auparavant, se sont heurtés à une résistance farouche des éléments gendarmes en poste cette nuit. Finalement ils ont été repoussés et pourchassés.

Il est aussi important de signaler que les miliciens Anti-Balaka, très nombreux dans le secteur, opèrent non seulement à la frontière du côté camerounais de temps en temps, mais aussi du côté centrafricain. Des braquages, vols et enlèvements des personnes sont régulièrement signalés de deux côtés de la frontière centrafricano camerounaise avec à chaque fois les Anti-Balaka comme les principaux suspects.

Tandis que les Gendarmes repoussent une attaque des hommes armés assimilés aux Anti-Balaka, les eux-combattants rebelles du FDPC d’Abdoulaye Miskine, cantonnés dans une école proche de Baboua dans le cadre du pré-DDRR, sont en grève à la suite de la mort de l’un de leurs commandants heurtés par un taxi-moto. Ils ont barricadé l’axe principal dit RN1 menant à la frontière du Cameroun. Du coup les commerçants hésitent encore d’empiéter cet axe et les produits importés commencent à se faire rares sur le marché.

 

 

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