Centrafrique : Le GTSC exige la levée de l’immunité parlementaire de  Jean Symphorien Mapenzi pour faux et usage de faux.

Le 1er Vice-Président de l'Assemblée nationale Jean Symphorien Mapenzi
Le 1er Vice-Président de l’Assemblée nationale Jean Symphorien Mapenzi. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

 

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise (GTSC) demande la levée de l’immunité parlementaire du 1er vice-président de l’Assemblée nationale. Cette plateforme dite GTSC relate « au mépris de principes de bonne gouvernance, la falsification des résultats de vote de loi des finances de l’année en cours ». Cette position a été exprimée lors d’une déclaration faite le jeudi 20 février, par là, porte-parole du GTSC Paul Crescent Beninga.

 

Depuis près de 72 heures, un enregistrement audio dans lequel le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Jean Symphorien Mapenzi,   « Sans gêne », affirme être le principal responsable de la falsification du résultat du vote de la loi des finances 2020. D’après le GTSC, l’honorable Jean Symphorien Mapenzi, dans cet enregistrement audio,  aurait affirmé au passage que le ministre des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra aurait graissé les pattes des députés de la nation  avec une modique somme de 100.000 FCFA en vue d’obtenir leurs voix.

Sans aucun doute, le GTSC pense pour sa part que l’aveu de Jean Symphorien Mapenzi est un acte qui vient, une fois de plus, souiller la sixième législature et ternir, par la même occasion, l’image des Institutions de la République.

«Cet aveu confirme les rumeurs selon lesquelles le gouvernement recourt régulièrement à des pratiques clientélistes pour faire passer ses projets de loi à l’Assemblée. Il importe de rappeler que la falsification et le trucage des résultats de vote des députés sont un délit pénal qui ne saurait passer sous silence », a indiqué sans langue de bois Paul Crescent Beninga, porte-parole du GTSC.

D’ailleurs, le GTSC s’étonne de ce qu’aucune action ne soit déclenchée jusque-là par les élus de la nation réunis en session extraordinaire. Pour eux, cette nonchalance observée dans le cas de l’honorable Jean Michel Mandaba ne pourrait faire « jurisprudence dans ce cas de figure ».

Fort de tout ce qui précède, le GTSC invite l’Assemblée nationale à lever l’immunité de Mapenzi pour qu’il soit traduit devant les juridictions du pays pour faux et usage de faux.

Dans ce même ordre d’idée, ils appellent le procureur de  la République à s’autosaisir de l’affaire pour que justice soit rendue.

Pour finir, ces derniers exigent du ministre des Finances et Budgets, Henri Marie Dondra de clarifier les mobiles des fonds distribués aux députés en vue d’influencer le vote de la loi des finances 2020.

 

Jefferson Cyrille YAPENDE   

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