Centrafrique : Le DGA de l’Emigration – immigration en France pour régler le problème de passeports de la diaspora

Publié le 3 octobre 2017 , 5:21
Mis à jour le: 3 octobre 2017 5:21

Centrafrique : Le DGA de l’Emigration – immigration en France pour régler le problème de passeports de la diaspora

 

Monsieur Bienvenu Nguimalé, DGA de l’immigration. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.
Monsieur Bienvenu Nguimalé, DGA de l’immigration. Credit photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

Bangui, le 4 octobre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Depuis plus de deux semaines, le Directeur général adjoint de la Police centrafricaine en charge de l’Emigration-Immigration Bienvenu Paterne Nguimalé séjourne en Europe. Il s’agit pour l’officier de trouver de solutions idoines au récurrent problème de délivrance de passeports aux Centrafricains vivant dans cette contrée.

Il y a peu, des brouilles ont émaillé les relations entre les Centrafricains vivant à l’étranger et l’administration centrale de Bangui, ceci au sujet de la délivrance peu orthodoxe des passeports pour cette frange de Centrafricains. En juillet 2017, l’ancien Ministre en charge de la Sécurité publique, Jean Serge Bokassa, aujourd’hui ramené à l’Intérieur, a pris une décision interdisant la délivrance de ce papier. Une décision qui a fait des mécontents en milieu diaspora. « C’est une pantalonnade ! Il (le Ministre Jean Serge Bokassa) sait parfaitement que toute délivrance de document de ce type, passe d’abord par l’aval de Bangui. C’est là bas qu’il faut mettre de l’ordre et non ailleurs », criait au ras-le-bol, un diplomate sous l’anonymat à nos confrères de Lnc. Evidemment, la décision a fait grincer des dents.

A en croire le Ministre, cette décision est la conséquence directe d’un constat de fraudes massives aux papiers, délivrés sans contrôle à de nombreux étrangers n’ayant même pas la nationalité centrafricaine. Les ambassades centrafricaines sont ainsi indirectement pointées du doigt. Dans la Note de service prise par Bokassa, exception a été faite à « tout détenteur de passeport biométrique dont le délai de validité arrive à expiration, ou ayant été victime de vol ou de perte, et dont le nom figure dans la base de données du centre d’émission. D’étudiant non connu du ficher central, mais en fin de formation à l’étranger, et  justifiant d’un document qui atteste qu’il a été régulièrement envoyé par le gouvernement. De l’évacuation sanitaire de compatriotes résidents à l’étranger et dûment constatée par un certificat médical délivré par un médecin ».

Aujourd’hui, le Président de la République, avec les sages conseils techniques qu’il a reçus des Techniciens de l’Emigration – immigration, il a dépêché un homme de terrain, en la personne de Bienvenu Nguimalé, Directeur général adjoint de l’Emigration – immigration, en Europe pour traiter ce problème. « A dire vrai, le Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange Touadéra ne s’était pas trompé de personne en choisissant l’officier de la police Bienvenu Paterne Nguimalé comme responsable de la direction adjointe de la police en charge de l’Emigration-Immigration, car ce dernier, dès le premier jour de sa nomination n’a cessé de se démarquer », commentent nos confrères de ‘’Le vigilent info’’.

Sur place, le nombre de demandes de passeports exprimées par les Centrafricains de France et d’autres pays européens, est bien impressionnant au-delà des attentes. Le DGA serait même surpris devant la demande. L’initiative elle, a été très saluée par les compatriotes vivant en Europe. Dès son retour, le bilan sera sur la table, en vue de mesurer le lot du travail que le DGA a effectué durant ces deux semaines au service de la diaspora. Toutefois selon les échos des travaux du DGA, c’est comme de la mission accomplie.