Centrafrique : Laurent Ngon-Baba accuse et crie au secours

Par Communiqué de Presse (CP) Publié le 27-11-2018 a 4:21:07- Modifié le 27-11-2018
Laurant Gon Baba

Le Président de l’Assemblée nationale centrafricaine Laurent Gon Baba. CopyrightDR

 

 

 

 

Centrafrique : Laurent Ngon-Baba accuse et crie au secours

 

 

C’est dans une intitulée « cri d’alarme des députés, représentants du peuple » et adressée aux membres de Conseil de sécurité et du comité des sanctions des nations-unie, que l’honorable Laurent Ngon-Baba alias El Adji Moussa, nouveau président de l’Assemblée nationale dans montre à quel point, un tsunami de désordre institutionnel s’est installé. Lui, Laurent Ngon-Baba alias El Adji Moussa, qui a tous les pouvoirs constitutionnels de contrôler l’action du gouvernent et d’en tirer les conséquences, refuse de prendre sa responsabilité et se fait le malin plaisir d’écrire pour accuser non seulement les membres du conseil de sécurité des nations-unies d’une faute de son ami Simplice Mathieu Sarandji mais et surtout accuser les pays limitrophes qui dotent en arme et munition aux rebelles.

A-t-il comprendre le sens des mots et mesurer les conséquences diplomatiques de l’écrit qu’il a lu ?

Est-ce le Conseil de sécurité et le comité des sanctions qui militent pour un autre dialogue autre que celui initié par l’Union africaine?

Avec la levée partielle de l’embargo, Sarandji et son équipe ne peuvent vraiment rien faire pour le pays ?

Les FACA perdent-elles toute crédibilité devant lui Laurent Ngon-baba ou devant le peuple qui les réclame ?

Laurent Ngon-Baba

 

CRI D’ALARME

DES DEPUTES, REPRESENTANTS DU PEUPLE
A L’ADRESSE DES MEMBRES DU CONSEIL
DE SECURITE ET DU COMITE DES SANCTIONS
DES NATIONS UNIES

 

Depuis plus de deux décennies, la République Centrafricaine vit une série de crises armées aux conséquences particulièrement graves.

Durant les cinq dernières années, la situation est devenue à la fois tragique et insupportable du fait de l’occupation d’environ deux tiers du territoire national par les groupes armés et des agressions répétées ; tueries, destructions des villages par incendie, graves violations des droits de l’homme, etc.

Hier, avec la MISCA et l’opération SANGARIS, il y a eu une temporisation des agressions. Malheureusement, avec le retrait des éléments de la SANGARIS, la population s’est sentie abandonnée à elle-même et la situation s’est davantage aggravée.

Or, pendant que les Forces Armées Centrafricaines (FACA) subissent l’implacable régime de sanctions imposées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, les groupes armés ne cessent de s’approvisionner en armes et munitions venant de certains pays limitrophes, augmentant de facto leurs capacités de nuisance. Cette situation crée bien entendu un profond déséquilibre en défaveur des FACA dont le rôle premier, consacré par les dispositions constitutionnelles, est la défense du territoire national et la protection des populations.

Cependant, nous nous réjouissons de la présence de la MINUSCA même si elle rencontre, conjoncturellement, certaines difficultés liées à son sous-effectif et à l’indifférence de certains contingents face aux agressions de la population. Nous partageons évidemment les douleurs des familles de ceux qui ont perdu leurs vies au service des Nations Unies pour la protection de la population centrafricaine.

Comment, démunies, les FACA peuvent-elles efficacement remplir ce rôle ?

Comment, démunies, les FACA peuvent-elles se défendre contre les agressions d’où qu’elles viennent ?

Autant nous nous réjouissons de la décision de la Fédération de Russie, sur autorisation du Conseil de Sécurité, de fournir les armes et munitions aux FACA ; autant nous déplorons le fait que certains membres permanents du Conseil de Sécurité, imposent des exigences à la fourniture des armes et munitions par quelques pays amis, notamment la Fédération de Russie sur la deuxième livraison d’armes et la République Populaire de Chine.

Autant nous nous réjouissons de la formation de certains éléments des FACA par EUTM et la Fédération de Russie d’une part, et d’autre part, celle des éléments de la Gendarmerie et de la Police (FSI) avec l’appui de la MINUSCA, autant nous déplorons le fait que ces éléments (FACA et FSI) ne peuvent mettre en pratique les enseignements reçus faute des moyens adéquats.

Nous, Députés, Représentants du Peuple, sommes conscients qu’une armée sans armes est totalement livrée à toutes sortes d’attaques et d’exactions de la part de ceux qui sont en face d’elle.

Aujourd’hui, confrontées aux conséquences de l’embargo, les FACA ne peuvent convenablement remplir leurs missions et, de ce fait, perdent toute crédibilité devant la Nation et, surtout, devant le peuple.

Par ailleurs, la République Centrafricaine affiche en ce moment le visage d’un pays politiquement instable engendré par l’insécurité plus ou moins généralisée dans l’arrière-pays, et même dans certains secteurs de la capitale.

La République Centrafricaine est devenue un pays économiquement faible du fait de l’occupation d’une bonne partie du territoire empêchant ainsi les services techniques de l’Etat de mobiliser les ressources devant lui permettre de faire efficacement face à ses dépenses régaliennes.

Malgré tous les efforts déployés par la Communauté Internationale à travers la MINUSCA, la République Centrafricaine est un pays devenu socialement démuni et psychologiquement affecté du fait de la terreur qui règne dans plusieurs parties du territoire.

Les derniers évènements malheureux survenus à Batangafo, Bambari et surtout à Alindao où il y a eu un carnage d’au moins une centaine (100) de personnes se trouvant sur le site des déplacés à l’Evêché prouvent à suffisance certaines limites de la MINUSCA.

Nous, Députés, Représentants du Peuple, sommes convaincus que la présence des FACA, munies de leurs outils de travail, sur toute l’étendue du territoire, est un gage de sécurité pour les populations civiles, une assurance pour les services décentralisés de l’Etat et un facteur important contribuant au développement économique et social du pays.

En conséquence, Nous, Députés, Représentants du Peuple, lançons un CRI D’ALARME à tous les membres du Conseil de Sécurité en général, aux cinq membres permanents en particulier, et au Comité des sanctions des Nations Unies pour :

  1. La levée totale de l’embargo sur les armes et munitions pour permettre aux FACA d’être déployées, conjointement avec la MINUSCA, sur toute l’étendue du territoire afin de mieux assurer la protection de la population civile meurtrie :
  2. Le renouvellement sans conditions du mandat de la MINUSCA et son implication effective dans la protection de la population conformément aux dispositions pertinentes du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies.
  3. L’appui à l’Initiative Africaine (Union Africaine) pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine.Fait à Bangui, le 23 novembre 2018
  4. POUR LES DEPUTES,
    REPRESENTANTS DU PEUPLE

Le Président de l’Assemblée Nationale

Laurent NGON-BABA

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