Centrafrique : La saison des chenilles a commencé à Bangui

Publié le 28 juillet 2021 , 7:43
Mis à jour le: 28 juillet 2021 7:43

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 juillet 2021, 03:12:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques semaines, les vendeuses de chenilles ont inondé les marchés de Bangui de leurs produits. Ces marchandes font des allers-retours entre Bangui et la région de la Lobaye, zone forestière dense et connue pour son activité de cueillette de chenilles.

Le marché de Pissa
Le marché de Pissa, sur la route de Mbaïki, au sud-ouest de la Centrafrique. CopyrightCNC

 

Il faut toutefois souligner que l’abattage à outrance des arbres de la région de la Lobaye a un impact sur le commerce des chenilles. Du fait de cette déforestation, elles se font de plus en plus rares car leurs lieux d’habitation et de reproduction se réduisent. Ceci a directement un impact sur le consommateur puisque le prix des chenilles reste encore élevé et les quantités toujours insuffisantes.

Actuellement, les commerçantes vendent les chenilles par petits tas de 500FCFA. Pour elles, une cuvette de chenilles leur coûte à peu près 15000FCFA en fonction de leur qualité. Les jaunes sont de meilleure qualité et coutent donc plus chère, alors que celles avec des épines sont plus abordables.

 

Si les cueilleurs de chenilles subissent la déforestation massive de la Lobaye, les commerçantes, elles, vivent l’enfer des routes. Par exemple, de Bangui elles doivent se rendre à Nzila, la moto paye 2000FCFA et ça continue jusqu’à Pissa. En plus de ces tracasseries financières, il y a aussi les risques d’accidents routiers car les routes sont périlleuses et la saison des pluies aggrave leur état. Mais pas besoin de paniquer, ce n’est que le début de la saison. Les prix devraient normalement baisser.

 

Il faut aussi rappeler que la médecine a prouvé que les chenilles font partie des aliments riches en protéines. Elles peuvent être une bonne alternative à la viande pour les familles les plus pauvres. Certains mangent les chenilles, d’autres non, soit parce qu’ils n’aiment pas soit pour des raisons religieuses. Pour autant, le commerce de la chenille fera toujours partie de la vie économique du pays.

 

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Aucun article à afficher