Centrafrique : La France renforce son soutien à la modernisation de l’administration centrafricaine à travers le projet Tamboula

Publié le 29 mai 2019 , 4:19
Mis à jour le: 29 mai 2019 4:19
Le Président Faustin Archange Touadera entouré de l’Ambassadeur de France en Centrafrique et le Ministre chargé du Secrétariat du gouvernement dans la salle du cinéma du palais de la Renaissance à Bangui le 22 mai 2019. . Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – La salle du cinéma de Palais de la Renaissance a servi de cadre le vendredi dernier au lancement officiel du projet Tamboula 2 qui vise à renforcer les capacités d’action d’administration.

 

La cérémonie de lancement de Tamboula 2 a eu lieu sous l’égide de Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, les Présidents des Institutions républicaines, certains membres du gouvernement et le corps diplomatique accrédité en RCA dont Eric Gérard, Ambassadeur de France en Centrafrique, exécuteur dudit projet.

 

L’élément déclencheur de projet Tamboula est la rencontre entre le Président centrafricain, Faustin Archange Touadéra et son homologue Français, Emmanuel Macron à Paris en France le 25 Septembre 2017, où le Chef de l’Etat a sollicité l’aide de son homologue afin de renforcer les capacités d’action de l’administration centrafricaine.

Dans ce cadre, l’Ecole Nationale de l’Administration (ENA) de Paris a formé en 2018, en partenariat avec l’Ecole Nationale de l’Administration (ENAM) de Bangui, une première promotion de 80 fonctionnaires centrafricains contribuant ainsi à la professionnalisation et à la modernisation de l’administration.

Financé par la France, le projet Tamboula va permettre notamment de poursuivre la formation des hauts fonctionnaires centrafricains, assurer la remise en place d’une formation initiale de fonctionnaires recrutés sur concours, conformément à l’esprit de l’article 4 de l’accord de Khartoum ; accompagner la mise  en œuvre de certains projets pilotes sélectionnés lors du forum «gouvernement ouvert » qui s’était tenu à la Présidence de la République en Juillet dernier, visant notamment à répondre aux besoins essentiels des habitants : guichet unique pour simplifier les démarches administratives au Ministère des Finances, actions de promotion de la femme, restructuration de l’hôpital communautaire de Bangui, formation des jeunes, renforcement de la communication et du dialogue avec les citoyens, diffusion d’une charte déontologie des fonctionnaire.

Le Président de la République, Faustin Archange Touadéra lors de son allocution de la circonstance, reconnait que la crise militaro-politique qu’a connue la RCA a sapé les bases de l’administration centrafricaine, « la crise que traverse notre pays depuis 2012 a sapé les bases de l’administration centrafricaine, démotivée les cadres dirigeants de la fonction publique et entamée les capacités d’analyses des fonctionnaires et agents de l’Etat confiant ici la fonction publique à des taches de routine. Pour relever ces défis, je fais de la modernisation de l’administration centrafricaine un impératif catégorique car j’ai ferme conviction que la modernisation de l’Etat passe forcément par la formation de ces agents. C’est fort de cette conviction que j’ai demandé et obtenu du Président, Emmanuel Macron l’appui de la prestigieuse Ecole Nationale d’Administration de Paris le renforcement des capacités de 200 hauts fonctionnaires centrafricains », a précisé le Président Centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

L’Ambassadeur de France en Centrafrique, Eric Gérard quant à lui, fait une clarification sur ce projet, « l’objectif de cette formation, il est important de le souligner n’était pas de transposer un modèle d’extérieur en réponse à l’objectif que vous vous êtes fixés pour reconstruire votre administration. Il s’agissait au contraire de notre participation à la position d’identifier les problèmes et les priorités, proposer leurs solutions et mettre en œuvre les projets qui en résultent », a clarifié Eric Gérard, Ambassadeur de France en Centrafrique.

Le projet Tamboula va se poursuivre pendant 2 ans grâce au soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères français, afin de compléter la formation des fonctionnaires et d’atteindre le chiffre de 200 sur lequel s’était engagé le Président Macron.

Cyrille Yapende