Centrafrique: Karim Meckassoua poursuit les leaders du comité de soutien à Touadera à la justice

Publié le 19 septembre 2017 , 5:26
Mis à jour le: 19 septembre 2017 5:26

Centrafrique: Karim Meckassoua poursuit les leaders du comité de soutien à Touadera à la justice

 

Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Credits : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Credits : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

Bangui 19 septembre 2017, CNC.

Par :  Eric NGABA

 

Décidemment, le feuilleton entre exécutif législatif centrafricains continue de faire couler l’encre dans le pays. C’est désormais sur le terrain judiciaire que ce feuilleton se joue. Le collectif de sept (7) Avocats du président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, a annoncé à la presse le 18 septembre dernier, la poursuite judiciaire contre Didatien Kossimatchi, porte-parole du Comité de soutien au président Faustin Archange Touadera et ses alliés qui ont accusé le PAN de tentative de déstabilisation du régime et de tentative d’assassinat du Chef de l’Etat.

 

Le conseil du président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua, composé de sept avocats inscrits au barreau de la République Centrafricaine, a saisi la justice centrafricaine dans l’affaire du prétendu coup d’état en préparation contre le président Faustin Archange Touadéra. Une plainte avec constitution de partie civile au Doyen des juges d’instruction contre Monsieur Didacien Kossimatchi, porte-parole du Comité de soutien au Président Touadéra et ses complices.

 

« Les membres du collectif des avocats, ont au nom et pour le compte de leur client, Monsieur Abdou Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale, adressé une plainte avec constitution de partie civile au Doyen des juges d’instruction contre Monsieur Didacien Kossimatchi, porte-parole du Comité de soutien au Président Touadéra et ses complices, pour injure, diffamation, outrage, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine, à la violence et à la révolte, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, immixtion sans titre dans les fonctions publiques, association des malfaiteurs, faits punis par les Articles 131, 132, 133, 134, 135, 138, 140, 145, 292, 289, 290, 295, 408, 411, 413 du code pénal de la République Centrafricaine », a indiqué Maître Albert Panda Gbianimbi au nom du Conseil.

 

D’après  les versions du comité de soutien du Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, rapportées le Conseil du président du parlement, « Abdou Karim Meckassoua, aurait fait venir des mercenaires tchadiens pour assassiner le Chef de l’Etat. Le but visé serait, une fois le président Touadera éliminé physiquement, qu’il puisse accéder automatiquement à la magistrature suprême de l’Etat par le simple jeu de la constitution ».

 

Le Conseil de Meckassoua a souligné que Didatien Kossimatchi est un fonctionnaire de de l’Etat centrafricain, Directeur des examens et concours au ministère de l’éducation, poste supérieure dont il est soumis à l’obligation de neutralité et également de réserve, « même lorsqu’il s’exprime dans sa vie privée, sous peine de sanction disciplinaire ».

 

De ce fait, a réitéré le collectif des avocats, Didatien Kossimatchi et ceux qui avec lui, apporteront les preuves de leurs accusations devant la justice. Pour l’heure, il appartient à la justice de trancher.

 

Le collectif comprend sept (7) avocats notamment Maitres Marie Marie-Edith DouzimaJérôme LavouBruno Hyacinthe GbiégbaGuy DangavoAlbert Panda GbianimbiPierre Morel Sangone et Fernand Mandé Djapou.

 

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