Centrafrique : inauguration du pont de Bamingui, Touadera bloqué à Ndélé.

Publié le 24 juillet 2019 , 8:23
Mis à jour le: 24 juillet 2019 8:23
Président Touadera escorté par les soldats Minusca Rwandais.

 

 

Ndélé (CNC) – Pour la première fois depuis son élection à la magistrature suprême de l’État en 2016, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA arrive à Ndélé ce mercredi 24 juillet sous la haute protection rapprochée des éléments rebelles du  FPRC.

 

À la tête d’une forte délégation composée entre autres de pas moins de huit ministres, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA,  qui a quitté Bangui pour la cérémonie d’inauguration du pont de Bamingui, à environ 535 kilomètres au nord de la capitale de la République centrafricaine, s’est arrêté dans la sous-préfecture de Ndélé durant des heures avant de rebrousser chemin vers 17 heures.

Selon le service protocolaire de la présidence, le chef de l’État ne pouvait pas se rendre à Bamingui pour des raisons de sa sécurité qu’il juge critique malgré l’accord du bureau politique et militaire du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) dirigée par Nourredine Adam.

En conséquence, l’inauguration se fait à Ndélé et le pont se trouve à Bamingui, à une centaine des kilomètres du lieu de la cérémonie. Une première dans l’histoire de la République centrafricaine.

Après 2 heures du discours-fleuve, le locataire du palais de la Renaissance a reçu des personnalités locales et les commandants des groupes armés.

Quant au chef rebelle Abdoulaye Hissen qui n’était pas présent à la cérémonie, il se trouve à Birao depuis plusieurs jours, selon une source proche du FPRC.

Pendant ce temps, le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba, au cœur du scandale minier chinois, faisait partie de cette forte délégation du chef de l’État qui, par ailleurs, l’a chargé de dire aux populations de Bamingui qu’il ne pouvait pas s’y rendre pour le moment. Un aveu d’impuissance qui montre à suffisance qu’une partie des Centrafricains sont malheureusement abandonnés à leur triste sort face  aux groupes armés.

 

Une précampagne du chef de l’État qui commence déjà très mal, selon certains observateurs nationaux.

 

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