Centrafrique : « Il faut frapper les capacités militaires des groupes armés », selon Martin Ziguélé   

Publié le 6 septembre 2019 , 4:40
Mis à jour le: 6 septembre 2019 4:40
L'honorable Martin Ziguelé, Président du Parti MLPC.
L’honorable Martin Ziguelé, Président du Parti MLPC.

 

 

Le député de Bocaranga 3 et Président du parti MLPC, Martin Ziguélé, grand défenseur de l’accord politique pour la paix et réconciliation signé entre le gouvernement et les groupes armés, très remonté contre certains de ces groupes signataires dudit accord qui continuent de prendre les centrafricains en otage. Selon lui, leurs capacités militaires doivent être frappées une fois que ces derniers ne respectent leur engagement.

 

La colère de Martin Ziguélé s’intensifie davantage contre certains leaders des groupes armés, en l’occurrence Abass Sidiki, patron du mouvement 3R, et Ali Darassa, chef militaire de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), tous les deux signataires de l’accord de Khartoum et qui ont les mains misent sur une grande portion du territoire centrafricain.

« Une fois que les masques sont tombés sur les visages des chefs rebelles qui violent l’accord », Ziguélé souhaite que les garants et les facilitateurs  doivent utiliser des mesures répressives  pour anéantir leur capacité militaire.

« première mesure de force, il faut que les structures de suivi de l’accord de paix continuent à fonctionner, mais il faut qu’elles intègrent obligatoirement les chefs des groupes armés pour qu’ils viennent dire ce qu’ils font sur le terrain, ensuite, les capacités militaires soient réduites donc il faut des frappes », a précisé Martin Ziguélé, député de Bocaranga 3.

Durant les trois semaines que Ziguélé est passé dans l’Ouham-Péndé, lui a permet de révéler plusieurs cas qui illustrent que Abass Sidiki continue de narguer la population civile de cette zone avec ses 17 bases militaires et véhicule qui portent des canons, « Sidiki a 17 bases militaires dans l’Ouham-pende et des véhicules qui portent des canons. Il a retiré ses éléments des barrières à Létélé, Makonzi houla et à Bokaya et à 100m de la brousse, il a ses mêmes gens avec les armements en civiles dans la ville. Il recrute aussi des mercenaires peuls de Niger Tchad, Soudan, etc. », a révélé Martin Ziguélé.

« Sidiki est un mercenaire, entrepreneur de guerre et il n’a pas d’autres objectifs que l’argent donc il ne bougera pas si c’est capacité militaire ne soit pas réduite », une manière pour Ziguélé de demander aux garants de frapper  Sidiki qui règne en maître dans cette localité.

Ce dernier  profite de l’occasion pour plaider par rapport à la gradation des sanctions contre ceux qui violent l’accord en évoquant que l’accord est un cadre juridique qui permet de voir ceux qui ne veulent pas respecter les engagements prescrits, « les sanctions doivent être définies parce qu’en face, nous avons des mercenaires sans foi, maintenant il y a un accord, il y a une clarification de la situation. C’est comme une voie et maintenant si vous  êtes dehors de cette voie, on voit clairement que telle personne n’a pas respecté ça », a- t il conclut.

13 jours après la réunion de suivi et l’évaluation de l’accord politique pour la paix et réconciliation, le communiqué final promu par l’Union africaine et par la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale permettant la reformulation  de l’Article 35 dudit accord qui prévoit des mesures répressives subies encore un blocage dont seuls les garants connaissent.

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