Centrafrique : grève des auxiliaires de la police à Bangui.

Publié le 7 juillet 2019 , 4:38
Mis à jour le: 7 juillet 2019 4:38
Grève des auxiliaires de la police en 2018 à Bangui. Crédit photo : Corbeaunews

 

Bangui (République centrafricaine) — décidément, les auxiliaires de la police nationale n’ont plus de côtes auprès du pouvoir de Touadera qui continue pourtant de solliciter leur service pour le maintien de l’ordre dans la capitale.

 

Ils sont près de 800 à apporter quotidiennement leur soutien aux services de la police, que ça soit dans la musique que dans la compagnie de circulation routière (CCR), les auxiliaires de police sont considérés depuis 2003 comme une force indispensable au bon fonctionnement de maintien de l’ordre dans la capitale nationale.

Au-delà de leurs statuts d’agents bénévoles de la sécurité publique, ils travaillent au même titre, voire plus que les gardiens de la paix qui sont pour eux des fonctionnaires.

Pour ne pas continuer à travailler gracieusement pour l’État sous un soleil de plomb dans les rues de la capitale, les auxiliaires ont demandé en vain depuis 2007 leur incorporation dans le corps de la police.

Sur ce point, en 2017 et 2018, ils ont rencontré le Premier ministre d’alors Simplice Mathieu SARANDJI après une série de grèves. Mais celui-ci leur a expliqué qu’ils vont devoir concourir comme tout autre candidat au poste des agents de police. Une proposition de choc qui n’a pas satisfait le collectif qui maintient toujours sa position.

Alors que la semaine dernière, le collectif des auxiliaires a rencontré séparément le ministre de l’intérieur et son homologue de la fonction publique sur proposition du chef de l’État afin de tenter de plaider le sort de ses membres, une proposition de confirmation de seulement 200 auxiliaires a été faite au collectif qui ne l’a visiblement pas apprécier. Du coup, la colère gronde au sein des auxiliaires qui maintiennent leur grève débutée il y’a une semaine.

Par ailleurs, Monsieur Mokolo, le célèbre policier auxiliaire surnommé le sapeur, suite aux multiples problèmes liés à leurs dossiers d’intégration, a fait une crise cardiaque et meurt quelques heures plus tard à l’hôpital. Ces collègues attendent son enterrement cette semaine avant de déclencher une série de grèves sauvages dans les rues de Bangui.

Contrairement à la promesse du ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara qui leur a promis qu’ils seront probablement intégrés dans la police, les auxiliaires voient rouge en ce moment. Ils sont déboutés partout sans raison apparente.

Affaire à suivre.

 

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