Centrafrique : débandade générale de la population à Obo.

Publié le 2 juin 2019 , 5:19
Mis à jour le: 2 juin 2019 5:19
Une patrouille des soldats FACA à Obo. Crédit photo : AFP

 

Obo (République centrafricaine) – samedi 1er juin 2019, la ville d’Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou  située à 1320 kilomètres au sud-est de Bangui s’est vidée en quelques minutes de ses habitants suite à des tirs d’arme assourdissants d’un soldat de l’armée nationale (FACA).

 

Il est 19h42 à Obo, Sud-Est de la République centrafricaine,  un soldat FACA, sous l’emprise de l’alcool traditionnel communément appelé « Ngouli », commence à faire des tirs nourris en l’aire avec son arme de service depuis le lieu de production de son alcool où il a l’habitude  de le consommer.

 

Alors que la population locale, qui croyait à une attaque quelconque des groupes armés, a dû quitter précipitamment leur domicile pour se cacher en brousse, le caporal-chef, l’auteur de ces multiples tirs nourris, en a profité pour brûler sur son passage plusieurs habitations jusqu’au quartier Kohoukou.

 

D’après notre enquête, ce caporal-chef avait été déjà sanctionné et rétrogradé première classe dans le passé pour des actes pareils avant de remonter à nouveau en grade jusqu’au caporal-chef aujourd’hui.

 

Arrêté sur décision de son chef, le caporal-chef est actuellement en prison militaire à Obo en attendant la décision de Bangui.

 

Quant à la population, elle commence progressivement à rentrer à la maison ce dimanche 2 juin 2019.

Pour ceux dont leurs habitations ont été incendiées par ce caporal-chef, c’est une nouvelle vie de galère qui commence sachant qu’il n’y aura probablement pas de dédommagement.

 

 

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