Centrafrique : conditions inhumaines pour les détenus de la maison d’arrêt de Ngaragba, selon la CNDH

Publié le 11 juin 2021 , 8:49
Mis à jour le: 11 juin 2021 8:49

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 12 juin  2021, 03:21:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En République centrafricaine, la commission nationale des droits de l’homme alerte sur les conditions inhumaines pour les détenus de la maison carcérale de Ngaragba, mais aussi de Camp de Roux et de Bimbo, et ce,  après une visite la semaine dernière.

Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Selon la commission nationale des droits de l’homme, la surpopulation, le manque d’hygiène, l’absence de soin de santé et  le manque de nourriture …, la situation des détenus à la maison d’arrêt de Ngaragba est très préoccupant.

D’après elle, la surpopulation carcérale avoisine régulièrement les 500%.

« On peut citer l’établissement pénitentiaire  de Ngaragba,  dont la capacité minimale était prévue entre 300 à 400 détenus maximum.  Et que lors de notre passage, on a eu à relever  un nombre pléthorique  de 1124 détenus », relève monsieur Mesmin Yologazangbé , expert pénitentiaire.

En plus de ce constat inquiétant,  le secrétaire général de la commission nationale des droits de l’homme note les conditions alarmantes de santé et d’alimentation des détenus.

« Ce que j’ai vu à Ngaragba,  j’ai eu pitié.  Ils ont une infirmerie, mais qui n’a pas de produit pharmaceutique. Et la nourriture, j’ai vu, ça m’inquiète énormément ». Pour les toilettes, n’en parle pas. L’accès est très difficile en raison de la vétusté des installations.

« À Ngaragba, c’est la  catastrophe. C’est vraiment insalubre, sinon invivable. Les lieux sont salles. Les détenus n’ont pas de quoi dormir. La santé des détenus se détériore. Nous avons également constaté  une malnutrition », relève le Président de la commission nationale des droits de l’homme. D’après lui,   les conditions des détenus à Ngaragba sont presque mortelles.

«  J’interpelle ceux qui sont chargés de la santé publique de faire un tour à la maison d’arrêt de Ngaragba. Sinon un jour, on va avoir des prisonniers tous morts », ajoute-t-il.

D’après la commission nationale des droits de l’homme, les conditions à la prison de camp de Roux et des femmes de Bimbo sont plus ou moins satisfaisantes.

 

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