Centrafrique : Changement du Gouvernement, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI menace et refuse l’idée de démission.

Centrafrique : Changement du Gouvernement, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI menace et refuse l’idée de démission.

SARANDJI

 

Bangui, le 13 décembre 2016. 12:41′.

Par : Gisèle MOLOMA.

Promesse d’argent par les bailleurs de fonds, promesse de formation d’un nouveau Gouvernement par le président Faustin Archange TOUADÉRA, telle était la dernière conclusion de Bruxelles le 17 novembre dernier. Mais de retour à Bangui, la promesse de Bangui qui devrait se faire dès le 5 décembre, « Parole du Président », tarde à se concrétiser. Pour cause, l’ancien compagnon de Faustin archange TOUADÉRA exige gros avant de céder l’immeuble Pétroca.

Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI, l’homme politique probablement le plus suivi de ce dernier temps est devenu le plus entêté et couteux pour la République. Et il serait, de ce fait, entré en rébellion contre son ami Faustin archange TOUADÉRA depuis son retour de Bruxelles où il avait conduit la délégation Centrafricaine, sans lui, à la Conférence des Bailleurs du 17 novembre dernier. Les coulisses présidentielles, qui veulent le faire Recteur de l’Université de Bangui, est l’un des points d’achoppement.

Contrairement à la Charte Constitutionnelle de Transition dite « Constitution Djotoja » qui rendait inamovible le poste du Premier Ministre, la nouvelle Constitution Centrafrique dite « Constitution du 30 Mars » émanant du peuple, confère au Chef de l’Etat un pouvoir discrétionnaire de nommer le Premier Ministre ou de le démettre, comme bon lui semble. Ce poste n’est plus inamovible depuis le 30 Mars 2016.

Etant inamovible sous la Transition, le départ du Premier Ministre de son poste était soumis à différentes tractation et exigence de ce dernier et très couteux à l’Etat centrafricain. Cela a fortuné certains anciens Premier Ministre en l’occurrence André NZAPAYEKE.  Ce cas d’école trimballe des idées jurisprudentielles dans les méninges Simplice Mathieu SARANDJI.

D’après nos information, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI exige, sous peine de dénonciation, deux villa dans les quartiers résidentiels à Yaoundé, un pactole d’argent et le poste de Ministre d’Etat, Directeur de cabinet du Chef de l’Etat avant qu’il accepte l’idée de son départ mijoté de part et d’autre.

Pour Simplice Mathieu SARANDJI et son entourage, démissionner n’est pas centrafricain. Il revient au président de la République de prendre sa responsabilité, à ses risques et périls, de le démettre. Pourquoi à ses risques et périls ? Quels sont les secrets qu’il veut mettre sur les voies publiques ?

Simplice Mathieu SARANDJI un politicien serpent

Dès sa nomination comme Premier Ministre en avril dernier, Simplice Mathieu SARANDJI était considéré par certains experts et politologues, comme un « serpent » ; un animal dangereux, qui symbolise les forces du chaos et tout ce qui dérègle les cours de choses. Très vite, les membres du cabinet présidentiel ont aussi fait le même constat.

Pour comprendre le jeu, il serait mieux de revenir un peu plus de 3 mois en arrière où certains Conseillers stratégiques du président Faustin Archange TOUADÉRA, réunis au Palais de la Renaissance, avaient décidé de sceller son sort politique comme Premier Ministre très incompétent à leurs yeux. La proposition de le limoger le plus tôt que possible avait été faite au président de la République, qui n’avait hésité et a pu reporter pour la fin de l’année 2016.

Les Ambassadeurs des pays accrédités en Centrafrique avaient, eux aussi, le font connaitre au Chef de l’Etat lors d’une audience au Palais de la Renaissance. « Nous attendons que vous nommez votre Directeur National de Compagne dans votre cabinet comme Directeur de cabinet par exemple et au poste de PM un de vos alliés politique de poids, mais grande est notre surprise de le voir nommer PM… », avait fait savoir au Chef de l’Etat un ambassadeur de l’Occident.

A Bruxelles, en novembre passé lors de la Table ronde, mêmes remarque et son de cloche sur la tête de SARANDJI. Dans les coulisses, un Représentant d’un Etat contributeur avançait ceci : « Il vous faut, Monsieur le président, un nouveau Gouvernement de Responsabilité pour gérer l’argent promis ». Pour calmer et avancer, le président Faustin Archange TOUADÉRA a promis dans ce sens. Mais, les choses s’annoncent très compliquées pour le Chef de l’Etat une fois de retour à Bangui.

Sentant venir la vague de contestation de son compétence, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI tente par tous les moyens de résister, quitte à rompre ses relations amicales avec le président TOUADÉRA. Il menace et exige des biens matériels. Avec ses proches, il n’a cessé de répéter que tous ceux ou celles qui crient pour son départ qu’ils ne connaissent pas ses relations avec TOUADÉRA. “Laissons les aboyer”. conclu-t-il.

Nommé il y’a près de 9 mois au poste du Premier Ministre, Simplice Mathieu SARANDJI, géographe de formation, a été non seulement l’ancien Directeur de Cabinet du Professeur Faustin TOUADÉRA à la Primature entre 2007-2012, mais aussi son Directeur National de Campagne lors de la dernière présidentielle de 2015-2016. Sa nomination au poste du Premier Ministre a été vue comme une marque de défiance vis-à-vis de la Communauté Internationale qui avait suggéré pour ce poste un Technicien talentueux.

Le Président Faustin Archange TOUADÉRA va-t-il un jour comprendre que la roublardise et la volte-face en politique sont plus dangereuses que tout ?

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