Centrafrique : Aux abois, le régime de Touadéra envisage l’assassinat des opposants…

Publié le 17 janvier 2021 , 7:06
Mis à jour le: 17 janvier 2021 7:06
quelques membres de l'opposition démocratique au siège du parti KNK le 10 octobre 2020. Photo CNC par Cyrille yapendé
Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 17 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Depuis le dernier assaut des hommes de la CPC contre la ville de Bangui, le pouvoir de Touadéra vacille. Pour parer à cette zone de turbulence, le régime de Bangui projette l’enlèvement et l’assassinat des principaux opposants. Mais, que veut justement Touadéra pour l’avenir de notre jeune démocratie ?

 

L’homme du 30 Mars lors de son investiture avait juré au nom de tous les dieux qu’il ne versera pas le sang des centrafricains par le principe de la rupture politique et de la main tendue. Quelques années plus tard, il est en train de devenir l’un des plus grands bourreaux que la République centrafricaine n’ait jamais connus.

Depuis quelques jours, une liste de dix principaux opposants au régime de Touadéra circulait sur les réseaux sociaux. A en croire le post, le régime du 30 Mars envisagerait l’enlèvement et l’assassinat de ces acteurs au rang duquel figureraient Catherine Samba-Panza, Anicet Georges Dologuele et Abdou Karim Meckassoua…

Sans surprise, le Général Ludovic Ngaïféï dont le nom était placé en tête de liste a été enlevé à son domicile dans la nuit du vendredi 15 au Samedi 16 Janvier par une horde des mercenaires russes et des requins du régime Touadéra.

N’eurent été les multiples alertes, cet officier-général de l’armée aurait été la première victime expiatoire de cet assassinat hautement préparé. Depuis lors, les autres inscrits sur la liste vivent la peur au ventre et les diplomates internationaux s’en inquiètent.

C’est ici que s’applique ce grand cri cœur d’un lanceur d’alerte centrafricain qui s’exclamait en ces termes : « Monsieur le Président de la République très très démocratique du Gondwana, pourquoi t’avoir élu démocratiquement pour venir nous gouverner dictatorialement » ?

Ces enlèvements et assassinats ciblés contre les opposants ne sont que des gouttelettes d’eau dans la mer, car, nombre de jeunes innocents font déjà les frais de la turpitude des requins du régime de Touadéra.

A l’heure actuelle, si la Communauté Internationale ou encore les organisations internationales de défense des Droits de l’Homme ne se prononcent pas sur cette pratique menée par le régime aux abois, il est clair qu’en Centrafrique, l’on est entré en dictature à contrario, l’effondrement de l’Etat de Droit.

 

 

 

 

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