Centrafrique : affaire zongo-oil, Sani Yalo mis en cause dans une tentative d’assassinat.

Publié le 29 janvier 2018 , 7:11
Mis à jour le: 29 janvier 2018 7:11

Centrafrique : affaire zongo-oil, Sani Yalo mis en cause dans une tentative d’assassinat.

 

 

sani yalo de l'affaire zongo oil
Le PCA du BARC monsieur Sani Yalo alias Excéllence. Photo archive personnelle.

 

 

 

Bangui, le 30 janvier 2018.

Par: Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Après l’implication de la famille Yalo dans le coup de force déjoué à Malabo, circule sur les réseaux sociaux, un document révélant un meurtre raté sur la personne de Anicet Georges Dologuélé, alors, PDG de la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale – BDEAC et actuel opposant déclaré au régime de Faustin Archange Touadéra. D’après le document, l’instigateur, Sani Yalo, Président du Conseil d’Administration du BARC. De quoi s’agit-il exactement ? Révélation exclusive CNC.

Tout a commencé au début des années 2000 ou l’homme d’affaires Sani Yalo, mis en cause dans une célèbre affaire d’escroquerie sur l’achat de carburant dite de « Zongo-Oil », avait été mis aux arrêts et incarcéré à la prison centrale de Ngaragba à Bangui.

D’après les faits révélés par un proche de l’actuel opposant déclaré au régime de Faustin Archange Touadéra Anicet Georges Dologuélé contacté par CNC suite à la découverte du document, Anicet Georges Dologuélé, alors Premier ministre et ministre des Finances du feu président Ange Félix Patassé qui reposait l’action de son gouvernement sur la transparence et la lutte contre la corruption au moment de l’affaire, n’a pas voulu lâcher le pactole de près de 8 milliards de F CFA empochés par le seul sieur Sani Yalo. Un pactole qui aurait dû profiter à tous les Centrafricains. Cette insistance à tout faire pour recouvrer le pactole a heurté aux intérêts de Sani Yalo qui n’a pas aussi accepté de se laisser faire.

C’est après sa fuite de prison en faveur des troubles politico-militaires qui ont secoué le pays que Sani Yalo décida alors de monter, depuis Douala, son entreprise de terroristes. Missions assignées : poursuivre sut toute la planète puis éliminer tous ceux ou celles désignés par Sani Yalo comme auteurs de sa chute. En tête, Anicet Géorges Dologuélé.

Ainsi, plusieurs missions commandées ont été opérées vainement à Brazzaville et à Paris pour tracter et éteindre Anicet Georges Dologuélé, devenu après son limogeage au poste de Premier ministre, Président de la BDEAC avec résidence à Brazzaville. À défaut de l’atteindre, ils ont utilisé leurs téléphones et se prenaient pour des Experts de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme pour passer leur message.

Paniqué et pour sauver sa peau, Anicet Géorges Dologuélé, sous Word avec en-tête et bas de page, logo et adresse de la BDEAC, informait le Premier ministre et le Président de la République des agissements de Sani Yalo et demandait à la même occasion dans la même correspondance dont une copie est parvenue à CNC, protection de son pays. Chose faite, il est resté en vie jusqu’à ce jour.

D’après nos informations recoupées auprès de plusieurs sources très concordantes, l’ancien ministre des Finances du feu Patassé Dogonendji BE était également la personnalité la plus recherchée par Sani Yalo et la première dans cette affaire à être atteinte mortellement par les agents d’exécution de Sani Yalo.

À quoi sert ce mode de vengeance politique dans le pays ?

C’est la question que tout le monde se la pose. Pour des nombreux Centrafricains connaissant la famille Yalo, il ne fait aucun doute Sani comporte dans ses veines, des venins de vengeances les plus cruels que ça. Il est toujours le premier à rallier au Chef de l’État en exercice et le premier à le quitter judiciairement.

Pour un touadérateur momentanément en dissidence avec le groupe et contacté par CNC, c’est cette rancœur contre Anicet Georges Dologuélé qui a poussé Sani Yalo et compagnie à monter le scénario du coup d’État impliquant Anicet Géorges Dologuélé.

Il y a lieu de rappeler que c’est encore Sani Yalo qui serait impliqué dans une affaire du coup d’État avorté en Guinée équatoriale dans lequel, son frère cadet Dada Yalo est aux arrêts au Cameroun parmi les mercenaires camerounais et tchadiens. Depuis lors, il est transféré en Guinée équatoriale pour nécessité d’enquête. Toutefois, des rumeurs sur la supposée mort de monsieur Dada Yalo circulent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, mais celles-ci n’ont pas été confirmé par les autorités équato-guinéennes.

 

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lettre BDEAC 2