Centrafrique : Affaire du riz avarié de Touadera, une enquête parlementaire est demandée.

Publié le 12 juillet 2019 , 8:12
Mis à jour le: 12 juillet 2019 8:12
Livraison bloquée des sacs de riz à l’Université de Bangui le 11 juillet 2019. CopyrightCNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – Nous assistons depuis quelques heures au revirement spectaculaire de l’affaire du riz avarié du président TOUADERA à une affaire d’État impliquant désormais certaines ONG nationales proches de la présidence de la République.

 

À l’origine, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, dans ses actions dites humanitaires  et communautaires dans la capitale, avait envoyé le jeudi dernier des dizaines des sacs du riz aux étudiants de l’université de Bangui. Sauf que le colis envoyé par le chef de l’État dont la date de péremption est limitée en 2018 n’est plus propre à la consommation.

Pour les intéressés, l’aide de dernier recours apportée aux étudiants indigents de l’Université de Bangui par le président de la République s’apparente à une moquerie, ou une blague de mauvais goût, voir peut être une action visant à les anéantir physiquement.

Alors que les étudiants se demandent encore pour quelle raison le chef de l’État leur a envoyé du riz qui ne doit pas être consommé par un être humain, on vient d’apprendre que certaines ONG nationales proches de la Présidence de la République avaient remis quelques jours plus tôt à travers l’épouse du chef de l’État le même lot du riz dont la date de péremption est limitée en 2018 à certains orphelinats et groupements des femmes à Bangui. Ce qui soulève beaucoup d’inquiétude au milieu parlementaire qui demande à ce qu’une enquête soit ouverte à ce sujet afin de déterminer qui serait à l’origine de ce gigantesque cafouillage.

De sources proches de la présidence, le chef de l’État dont le geste humanitaire est vivement critiqué à Bangui, n’a plus de moral et demande à ces conseillers  de lui expliquer comment il se fait piégé à seulement quelques mois des élections présidentielles et législatives.

En attendant l’ouverture d’une hypothétique enquête parlementaire sur le sujet, certains observateurs nationaux estiment que le ministère de la Santé publique doit réagir pour diffuser un communiqué demandant aux Centrafricains de retirer sur le marché tous les produits distribués par la présidence de la République pour vérification.

 

Affaire à suivre…

 

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