Centrafricaine: Le contingent Camerounais de la MINUSCA sur le point de cesser toutes activités militaires en République Centrafricaine.

Publié le 6 mars 2015 , 9:33
Mis à jour le: 6 mars 2015 9:44

Depuis notre dernier article le mois dernier sur la situation catastrophique que vivent les militaires et gendarmes camerounais envoyés en République Centrafricaine (RCA) dans le cadre de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies Pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) en proie à des violences politiques, sécuritaires et humanitaires depuis fin 2012, le gouvernement camerounais, malgré qu’il soit informé, n’a rien fait pour améliorer la situation.

Selon les dernières informations qui nous sont parvenues, le Président  Camerounais Paul Biya a dépêché en Centrafrique plusieurs personnalités composées du Chef d`État-Major des armées du Cameroun le Général René Claude Méka, des Généraux Toumenta Martin et Elokobi Ndjock Daniel, respectivement commandant de la MINUSCA  et Directeur central de coordination  de la gendarmerie camerounaise afin non seulement de calmer l’état d’esprit très remonté des militaires et gendarmes du contingent camerounais au sujet des salaires non perçus  dans le cadre de leurs missions en RCA mais également et surtout de rechercher les voies et moyens allant dans le sens d’amélioration de leurs conditions de vie dans le pays d’accueil.

Les dernières informations nous indiquent cependant que cette délégation militaire camerounaise dépêchée en pompier en République Centrafrique a fait appel à la corbeille de recevoir le dossier de salaires de ces hommes en tenue alors que l’un des objectifs initiaux de leur mission était bien d’en parler.

Rappelons que le Protocole d’Accord signé entre les Nations-Unies et l’État camerounais avait prévu de verser à un soldat ou un gendarme camerounais envoyé en Centrafrique dans le cadre de ladite mission, une somme de  sept cent cinquante mille (750.000) FCFA par mois comme solde.  Or, depuis la signature de cet accord, l’État camerounais avait coupé les deux-tiers de cette somme (500.000 FCFA) et verse seulement un-tiers (250.000 FCFA) à un soldat ou un gendarme envoyé en RCA. Cette manière de faire discrédit totalement nos diffèrent  Chefs d`État en Afrique mais ces derniers ne sont pas prêts d’abandonner cette mauvaise habitude.

Bangui, Gisèle MOLOMA Pour CNC.