Cameroun / Centrafrique: au moins 5 morts dans des affrontements entre l’armée camerounaise et les milices centrafricaines anti-Balaka

Publié le 6 octobre 2014 , 10:29
Mis à jour le: 6 octobre 2014 10:29

Xinhua  / Corbeau news

 

5 morts dans le rang des milices Anti-Balaka de centrafrique  dans un combat les opposant avec les soldats camerounais

Au moins cinq combattants des milices centrafricaines anti-Balakas ont été tués dans des affrontements avec l’armée camerounaise survenus depuis dimanche à Garoua-Boulaï, localité de l’Est du Cameroun, près de la frontière avec la République centrafricaine (RCA), selon un bilan provisoire communiqué lundi soir à Xinhua de source sécuritaire.

“Les combats sont intenses entre nos forces et les anti-Balakas, suite à une altercation entre un de nos soldats et un combattant de ces milices ayant traversé la frontière. De notre côté, il n’y a pas de victime, mais dans le camp adversaire on dénombrait cinq morts dimanche. C’est un bilan qui va probablement s’alourdir, car je n’ai pas encore une évaluation de la journée d’aujourd’hui”, a rapporté cette source.

L’armée camerounaise affirme avoir réussi, après deux jours de combats à l’arme lourde, à repousser les assaillants, “des jeunes désoeuvrés qui dictent leur loi avec Kalachnikov et grenades à Cantonnier, un quartier de la localité de Beloko en RCA située à 7 km de la frontière avec le Cameroun, sur l’axe menant à Bangui”, selon la source sécuritaire.

Ce n’est pas le premier événement du genre auquel les forces de défense et de sécurité camerounaises sont confrontées dans l’Est du pays.

Depuis l’actuelle crise politico-militaire ayant conduit à la prise du pouvoir de Michel Djotodia, leader des l’ex-coalition rebelle de la Séléka, le 24 mars 2013 à Bangui, cette région est en proie à des attaques sporadiques d’hommes armés venus de l’ autre côté de la frontière.

En dehors des milices anti-Balakas, les rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, en détention depuis un an à Yaoundé, y mènent aussi des incursions parfois sanglantes et marquées par des enlèvements de personnes, à l’instar de celui de neuf villageois camerounais il y a une dizaine de jours.

Quatre mois auparavant, une vingtaine d’autres habitants de Garoua-Boulaï avaient été faits prisonniers début mai par ce groupe originellement membre de l’ex-alliance Séléka avant de s’en désolidariser pour des raisons encore floues lors de l’assaut final contre le pouvoir de l’ex-président centrafricain François Bozizé.

© Par : Xinhua

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