Cafouillage autour de Contre-offensives musclées du FPRC sur Birao, une dizaine des morts.

Renfort des combattants du FPRC vers Ippy le 26 février 2019. CopyrightCNC.
Renfort des combattants du FPRC qui a quitté Bria pour la sous-préfecture d’Ippy le 26 février 2019. CopyrightCNC.

 

Birao (CNC) – Les combattants rebelles du  Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) ont mené ce samedi une offensive musclée contre les positions du mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) à Birao, au nord-est de la République centrafricaine,  faisant au passage une dizaine des morts et plusieurs combattants pris en otage, a constaté sur place un journaliste de Corbeaunews Centrafrique (CNC).

 

La première opération militaire lancée par le FPRC ce samedi aux environs du 5h du matin a permis aux hommes de Noureddine Adam de reprendre, dans un premier temps, deux bases militaires du MLCJ, situées dans la localité de Birao, avant de progresser et contrôler   plusieurs quartiers du centre-ville tenus depuis le début du conflit par leurs adversaires.

Cependant, le MLCJ, qui est en débandade face à l’offensive du FPRC, s’est replié tactiquement, selon leur propre terme,  aux alentours de la ville afin de revoir sa stratégie militaire.

Pendant ce temps, une deuxième vague des combattants du FPRC faisait son entrée dans la ville pour appuyer militairement leurs compagnons de la première vague qui étaient déjà sur le théâtre d’opérations.

Contrairement au plan stratégique prévisionnel de l’état-major du  FPRC, les éléments de la deuxième vague se sont mis à affronter aveuglément durant des heures leurs propres collègues de la première vague avant d’être surpris à nouveau par ceux du MLCJ qui les ont repoussés hors de la ville vers midi.

Ce cafouillage militaire, qui a permis aux rebelles du  MLCJ de reprendre la ville de Birao, a causé une lourde perte dans le camp du FPRC avec un bilan de 15 combattants tués et 5 autres pris en otage ce samedi.

En outre, à Bria, les combattants du FPRC ont sorti tout leur armement avec des patrouilles régulières dans plusieurs quartiers. Une tension qui pourrait dégénérer rapidement à un affrontement violent comme à Birao si

les notables locaux ne sont pas intervenus pour calmer les deux camps.

Cependant, la MINUSCA, l’Union africaine et la CEEAC, qui ont  émis un communiqué conjoint pour condamner ces affrontements, déplorent au passage la reprise des hostilités à Birao entre le FPRC et le MLCJ. Selon elles, ces affrontements constituent une violation flagrante de l’accord de paix de Khartoum du 6 février 2019.

Quant au gouvernement qui s’est réjoui très rapidement du calme relatif de la semaine dernière à Birao, ne semble pas être pressé cette fois pour condamner cette reprise du combat.

 

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