Bria, un corps sans vie retrouvé par les pêcheurs sur la rivière Koto.

Publié le 14 octobre 2019 , 6:14
Mis à jour le: 14 octobre 2019 6:14
Le pêcheur qui a retrouvé le corps de Monsieur Kamisse sur la rivière Koto le 12 octobre 2019. Crédit photo Moise Banafio / CNC.
Le pêcheur qui a retrouvé le corps de Monsieur Kamisse sur la rivière Koto le 12 octobre 2019. Crédit photo Moise Banafio / CNC.

 

Bria (République centrafricaine) | CNC – le corps d’un homme d’une quarantaine d’années a été retrouvé ce samedi 12 octobre sur la rivière la koto, près du centre-ville de Bria, dans la préfecture de la Haut-Koto, au centre-nord de la République centrafricaine.

 

Selon l’identification faite formellement par sa famille, le corps est bel et bien celui de monsieur Kamisse, un ouvrier maçon très connu à Bria pour avoir exercé sur plusieurs chantiers locaux.

Alors que monsieur Kamisse, qui avait quitté son domicile 72 heures plutôt, n’avait pas fait de signe de vie et sa famille s’inquiétait de lui au point que des démarches ont été entreprises dans les différents quartiers pour le retrouver sain et sauve.

Malheureusement dans la journée du samedi 12 octobre, vers 10 heures, des pécheurs, sur la rivière de la koto, ont retrouvé un corps flottant, entrainé par la vague vers le centre-ville qu’ils ont pu repêcher et transporté sur la terre ferme.

Identifié immédiatement par les badauds comme Monsieur Kamisse, sa famille a été rapidement alertée de la découverte du corps. Mais vu l’état de décomposition avancée de la dépouille, la famille a dû l’enterrer aux abords de la rivière avant de rentrer à la maison le même jour.

Cependant, la mort de monsieur Kamille, de l’ethnie Rounga, n’a pas laissé indifférente sa famille qui voit derrière ce coup le conflit ethnique entre les Rounga et les Kara, appuyés par les Goula.

Pour elle, Kamisse aurait été tout simplement assassiné par des individus mal intentionnés, d’autant plus que son corps, qui présentait des traces des tortures au niveau du coup, de la tête, du dos et pieds, ne fait que confirmer cette hypothèse de meurtre. D’ailleurs, le cas avait été signalé à la Minusca pour nécessité d’enquête.

Pour l’heure, chaque camp se campe dans son coin pour éviter toute tension intercommunautaire locale.

Pour autant, monsieur Kamiss, selon  un de ses proches, serait un véritable consommateur des drogues de synthèse et naturelle. Sa mort pourrait être du à un violent échange des mots avec certaines personnes de son groupe des drogueurs, a-t-il expliqué.

 

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