Bourse de Paris : RCA-La France espère beaucoup d’une réunion fin juillet-Le Drian

Publié le 8 juillet 2014 , 8:32
Mis à jour le: 8 juillet 2014 8:32

Une rencontre entre les acteurs du conflit en République centrafricaine (RCA), prévue fin juillet à Brazzaville, représente un espoir important pour le gouvernement français, a déclaré mardi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Le ministre a souligné qu’une solution politique devait être trouvée en RCA, où la présidente Catherine Samba-Panza apparaissait isolée “malgré ses efforts”.

“La situation s’est améliorée mais il reste du chemin à parcourir et la solution ne sera que politique (…) Malheureusement (Catherine Samba-Panza) est un peu isolée et essaie avec beaucoup de force de faire en sorte qu’un cessez-le-feu soit possible”, a déclaré sur RMC le ministre français, qui s’exprimait depuis Bangui.

La ville de Bambari, au nord-est de la capitale, a connu lundi un nouvel accès de violences, quelques semaines après des affrontements entre chrétiens et musulmans qui ont fait plusieurs dizaines de morts. (voir )

Les chefs des Etats de la région ont récemment proposé “une initiative de réconciliation” regroupant l’ensemble des acteurs du conflit centrafricain pour aboutir à un cessez-le-feu puis entamer un processus politique, a salué le ministre.

“Cette rencontre devrait avoir lieu à Brazzaville (République du Congo) avant la fin du mois de juillet. Le gouvernement français porte beaucoup d’espoir sur cette réunion qui devrait permettre d’aboutir à une situation plus pacifique”, a ajouté Jean-Yves Le Drian.

Interrogé sur le calendrier du retrait des 2.000 soldats français présents en RCA, le ministre a déclaré que celui-ci serait progressif, évoquant une évolution du “format d’ici la fin de l’année” en fonction du déploiement attendu de 10.000 casques bleus dans le pays.

La France a lancé en décembre dernier l’opération “Sangaris”, en appui à la force africaine Misca, pour mettre fin aux violences inter-religieuses qui touchaient depuis plusieurs mois la Centrafrique. L’intervention devait initialement durer six mois.

(Marion Douet et John Irish)