Bénin : Yayi Boni va être entendu par un juge

Publié le 7 juin 2019 , 6:10
Mis à jour le: 7 juin 2019 6:10
L’ancien Président béninois Boni Yayi.

 

L’ex-président du Bénin devra être entendu vendredi 7 juin à 15h30 par le juge du tribunal de première instance de Cotonou, Aubert Kodjo.

Thomas Boni Yayi a reçu une convocation de la justice dans le cadre de l’enquête sur les violences post-électorales qui ont éclaté les 1er et 2 mai dernier, au lendemain des législatives auxquelles aucun parti d’opposition n’avait été autorisé à participer.

 

“En raison de votre qualité d’ancien Président de la République, dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice, j’effectuerai le vendredi 7 juin à 15 h 30 un transport à votre domicile en vue de vous entendre dans ladite procédure”, écrit le juge Aubert Kodjo.

Le domicile de Thomas Boni Yayi est encerclé par les forces de l’ordre depuis plus d’un mois. Le 1er mai, il avait appelé la population à protester contre les législatives et réclamé l’arrêt du processus électoral.

Seuls deux mouvements proches du pouvoir avaient été autorisés à présenter des candidats. Depuis son appel au soulèvement, le domicile de l’ancien président est placé sous surveillance et celui-ci est assigné à résidence. L’accès à son garage a été bloqué par la police.

Ses proches dénoncent les “violations des droits” de Thomas Boni Yayi par son successeur, l’actuel président Patrice Talon.

La répression des manifestations de début mai, contre les législatives, s’étaient soldées par au moins “quatre morts par balle” d’après Amnesty International.

Une soixantaine de contestataires ont été arrêtés depuis. Présentés à un tribunal il y a quelques jours, ils ont été placés en détention à Cotonou aux motifs de participation à un attroupement armé, appel et incitation à la haine et à la rébellion, violences, entrave à la justice ou “charlatanisme contre l’Etat béninois”.

Un proche de l’ex-président Boni Yayi, Philippe Aboumon, fait partie des personnes jugées pour “incitation à la haine et à la violence sur les réseaux sociaux”.

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Avec AFP)