Bambari / Sécurité :  une brève manifestation contre la présence des soldats mauritaniens de la Minusca.

Publié le 29 mai 2019 , 8:11
Mis à jour le: 29 mai 2019 8:13
Patrouille mixte Minusca-FSI à Bambari en 2017. Credit photo : Bertrand Yékoua / CNC.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – quelques dizaines des personnes  se sont brièvement manifestées ce mercredi 29 mai dans la matinée à Bambari contre la présence des soldats du contingent mauritanien de la Minusca.

 

Au moins une cinquantaine des personnes sont descendues dans les rues de la capitale provinciale de l’Ouaka, centre de la République centrafricaine, afin de manifester contre l’arrivée des soldats mauritaniens de la Minusca.

 

Leurs objectif, empêcher la relève des soldats du contingent gabonais qui doivent laisser leur place, dans le cadre de leur rotation,  à leurs collègues mauritaniens de la Minusca.

Le problème, une partie de la population locale, qui  soupçonne et continue de soupçonner les soldats mauritaniens de la Minusca d’être de connivence avec les rebelles de l’ex-coalition Seleka, notamment ceux de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le sulfureux Ali Darassa.

 

Alors que les activités reprennent petit à petit dans certains quartiers proches de l’évêché de Bambari suite aux patrouilles conjointes  et permanentes FACA – Minusca gabonais dans le secteur, l’arrivée des soldats mauritaniens sème le doute et la colère au sein de la population locale qui craint un probable  retour des rebelles de l’UPC à leur position initiale.

 

À en croire à leurs propos, les soldats mauritaniens de la Minusca ne sont pas crédibles. Ils partagent parfois même les plats avec les rebelles qui viennent s’entretenir avec eux quotidiennement.

 

Pendant ce temps, les enseignants de l’école préfectorale menacent ce mercredi 29 mai d’arrêter les cours, car leur école se trouve justement proche de l’évêché, un point d’entrée et de sortie stratégique des rebelles, bloqués par les soldats gabonais et les FACA depuis quelques mois : «  si les Gabonais sont partis et que ce sont des Mauritaniens qui les remplacent, il y’aura forcément le retour des rebelles dans le secteur… », exclamé un enseignant à l’école préfectorale.

 

Depuis lors, le bureau local de la Minusca n’a pas réagi à cette nouvelle donne.

 

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